Un séminaire pour les journalistes à Rome.

Le service d’information et de communication de l’Opus Dei en France a organisé du 11 au 13 avril un séminaire à Rome en partenariat avec l’université de la Sainte Croix afin d’aider les journalistes français à appréhender l’Eglise catholique et les enjeux du pontificat

Le thème de ce troisième séminaire était le monde d’aujourd’hui : un défi pour l’Eglise.

Marie, journaliste de presse écrite dans un mensuel était présente, elle nous raconte.

Quel était l’objet de ce séminaire ?

J’ai eu la chance de pouvoir suivre ce séminaire regroupant 12 journalistes français  venant de Paris ou de Rome. Certains  étaient des correspondants de grands journaux de presse écrite, d’autres des « vaticanistes », d’autres encore suivent l’Eglise pour leur journal parmi d’autres sujets de société.

Ce séminaire avait pour objectif de nous fournir des clés pour comprendre : ce que l’Église dit d’elle-même et de sa mission dans le monde d’aujourd’hui ; les prises de position du Pape et le sens de ses interventions et enfin comment l’Église mène ses relations avec les États, et notamment la France.

Conçu comme un outil de formation professionnelle, ce séminaire se voulait aussi un moment de dialogue entre responsables de l’Église et journalistes, dans un contexte où les attentes des uns et des autres ont parfois du mal à se rencontrer.

Comment s’est-il déroulé ?

Des collaborateurs étroits du Pape, ainsi que des professeurs d’universités sont intervenus pour apporter des éclairages de fond et nouer un dialogue avec les participants.

Le jeudi 11 avril, nous avons été reçus par l’ambassadeur de France près du saint Siège à la Villa Bonaparte. Il nous a expliqué le rôle d’une ambassade auprès du Saint Siège et la manière dont étaient organisées les relations diplomatiques.

Nous avons eu la chance de diner avec Greg Burke, journaliste américain, conseiller en communication de la Secrétairie d’Etat.

La matinée du 12 avril s’est déroulée dans des locaux proches du Vatican sur la via della Conciliazione. Après une rencontre avec Monseigneur Claudio Maria Celli, Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales sur la communication de l’Eglise, nous avons écouté le Cardinal Sarah, Président du Conseil Pontifical Cor Unum, qui est revenu sur les grandes thématiques du Pontificat de Benoit XVI. Il nous a également parlé de ses rapports très proches avec chacun des deux derniers Papes, Jean-Paul II qui l’a nommé archevêque et Benoit XVI qui l’a créé cardinal. Son intervention est celle qui m’a le plus touchée et émue.

Le déjeuner  qui a clôturé cette matinée était thématique et nous a permis d’aborder avec  Philippe Chenaux, professeur d’histoire de l’Eglise moderne et contemporaine à l’Université du Latran, le sujet de Vatican II.

Malgré l’intensité de nos travaux, nous avons pu profiter l’après-midi d’une visite des fouilles vaticanes et du tombeau de saint Pierre.

Nos travaux se sont poursuivis par une conférence de Monseigneur Jean-Louis Brugès, Archiviste et Bibliothécaire du Saint Siège sur le décryptage de l’Année de la Foi. Il nous a très utilement expliqué le texte Porta Fidei ainsi que le but de cette année de la Foi décidée par Benoit XVI : redonner à la foi une place centrale dans la vie des chrétiens. J’ai retenu particulièrement cette phrase, la foi a pour vocation d’illuminer et de corriger la totalité de mon existence.

Le diner, sur le thème, les chrétiens au moyen Orient avec le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux  a été un moment chaleureux et très riche.

Au cours de la matinée du samedi 13 avril, nous avons travaillé dans une table ronde sur le tribunal de la Rote romaine avec l’abbé Thierry Sol, professeur d’histoire du Droit à l’Université Pontificale de la Sainte Croix avant d’approfondir le rôle des nonces dans l’Eglise avec monseigneur François Robert Bacqué, nonce apostolique émérite.

Enfin, le déjeuner réunissait les participants autour de l' un des responsables de la Prélature de  l’Opus Dei et a permis aux journalistes de poser toutes les questions qu’ils souhaitaient.

Pour conclure je dirai que le dialogue s’est établi entre les participants et les questions ont été nombreuses. Nous journalistes, avons progressé sur le fond tout en créant des liens avec des personnalités que nous rappellerons pour des interviews. Des amitiés se sont aussi nouées entre les participants. L’ambiance était à la fois studieuse et conviviale. Nous sommes plusieurs à vouloir revenir dans deux ans.