La foi à 20 ans (1) : En savoir davantage

Christina, artiste, vit à Chicago : elle fait de la poterie. Elle raconte ici comment ses doutes l’ont conduite à se former et à mieux connaître la foi catholique. “Les doutes sont un bon signe”, se dit-elle.

Année de la foi

"La foi ne m’isole pas des autres, je mène la même vie qu’eux, mais elle ajoute un plus à tout ce que je fais.

Quand je travaille l’argile — je suis artiste et je fais de la poterie—,

je n’en sais jamais suffisamment. Il y a toujours de nouvelles techniques à apprendre des autres, des gens qui en savent toujours plus sur cet art qui connaissent mieux l’argile,

qui ont différentes façons de la modeler, 

échanger avec eux, m’enrichit en tant qu’artiste, et enrichit notre art.

Christina Villa

C’est ce qui se passe avec la foi. Je veux en savoir plus sur Dieu et faire grandir ma foi, car en grandissant on a des doutes. Il est naturel que l’être humain que nous sommes se pose des questions. Aussi, les doutes sont-ils un bon signe quand on cherche sincèrement Dieu.

En effet, ils nous encouragent à nous approcher de la Vérité, puisque nous voulons

en savoir davantage. 

Moi, je doute. Le doute le plus fort m’assaillit au début de mes études.

J’étais dans un foyer où j’ai rencontré beaucoup de gens nouveaux, beaucoup, beaucoup de monde et j’ai un peu déprimé, quand j’ai perçu qu’il y manquait

quelque chose, et que parmi mes amis, dans ce nouveau groupe d’amis, personne ne semblait prendre Dieu pour quelqu’un d’important, et j’ai réalisé que j’étais ce quelqu’un  dans leur vie. 

Ce fut une période importante pour moi, je compris que Dieu était vraiment important pour moi, que j’avais besoin de Dieu pour m’en sortir.

À partir de là, je décidai de lire un livre spirituel, ne serait-ce que quelques minutes par jour, parce j’étais très prise par mes cours et mon travail. 

Petit à petit, ces livres m’ont poussée à en savoir davantage.

En effet, mes doutes persistaient et j’avais besoin de trouver des gens avec de bonnes questions et de bonnes réponses. 

Quand on n’a que six ou sept ans, on se contente de savoir combien font deux plus deux,

ou six divisé par trois. Mais en grandissant, les choses se compliquent et on a besoin d’un fondement plus solide pour résoudre les plus gros problèmes.

Et de même qu’à l’université, nous choisissons notre spécialité et nous trouvons des professeurs qui l’ont étudiée toute leur vie, il est important d’aller à l’église et de trouver un prêtre à qui parler, à qui poser nos questions.

Je connais beaucoup de paroisses qui organisent des groupes :

d’étude de la Bible, des groupes de jeunes…

Je fais partie d’un groupe où je peux approfondir ma foi, où j’ai trouvé des gens, qui, tout naturellement, s’intéressent, comme moi, à l’approfondissement de leurs croyances.

Ça m’a beaucoup aidée dans ma vie."

« Quelle est belle notre Foi Catholique !

Elle pare à toutes nos angoisses, elle apaise notre intelligence et remplit notre cœur d’espérance ».

Saint Josémaria Escriva, Chemin, n°582