J'ai découvert "Les Écoles" par Internet

« Chacune est prise comme elle est, et reçoit ce dont elle a besoin », raconte Helena qui habite Les Ecoles, à Paris, une résidence pour jeunes filles dont les activités de formation chrétienne ont été confiées à l’Opus Dei.

Initiatives sociales

Je m'appelle Helena, j’ai 18 ans et je suis en classe préparatoire aux écoles de commerce.

Comment es-tu arrivée ici ?

Ma mère et moi avons découvert « Les Ecoles » par Internet. Nous avons été attirées par le projet éducatif du foyer, son ambiance familiale… et aussi sa position centrale dans Paris. Nous sentions l’investissement du personnel. La visite de la maison a été un aperçu, mais sa présentation nous a plu. Je comprenais : « ici, tu pourras bien travailler ».

Si tu devais décrire la vie aux Ecoles ?

Je dirais : « C’est une grande maison où chacune s’efforce de préserver une atmosphère agréable et de bonnes relations ». Je suis fille unique, j’avais peu l’expérience de cette convivialité. En réalité, chacune garde aussi son intimité. Dès que tu le souhaites, tu te retrouves au calme dans ta chambre. La vie en commun n’a rien d’oppressant. En plus, tu es accueillie. Les responsables et les étudiantes veillent à ce que tu sois bien. Dès que j’ai la moindre baisse de moral, je sais que je peux aller les trouver. Comparé à mes études, c’est un oasis au milieu du désert.

Comment se sont passés tes « débuts » ?

Quand je suis arrivée, j’étais seule, je n’avais plus mes repères. Une ambiance familiale dans un environnement sain, agréable et joyeux m’a permis de tenir le coup. Le contraste était saisissant entre la « prépa » et le foyer. Dés que quelqu’un m’ouvrait la porte, le soir, je pensais : « ouf, je peux enfin souffler ! » Nous sommes peu nombreuses alors les liens se créent facilement. Dans les périodes de doute c’est une aide précieuse. Ici, pas de concurrence. Etant d’un naturel assez pessimiste, on me répond clairement : « Helena, tu dis n’importe quoi ! »… Chacune est prise comme elle est, et reçoit ce dont elle a besoin.

As-tu eu envie de t’« investir » ?

Tu ne peux pas recevoir sans donner… alors tu te donnes, et c’est très agréable ! Beaucoup d’éléments vont dans ce sens : le respect des règles, les repas en commun, les réunions du soir,… Nous sommes amenées à toutes nous rencontrer, et chacune y met du sien pour préserver le climat de bonne humeur.

Est-ce que le règlement te paraît contraignant ?

Les horaires fixes ne me dérangent jamais. Une fois, le soir, j’étais en retard. J’ai téléphoné pour prévenir, mais cela ne m’arrivera plus. C’est vraiment trop gênant ! Tu apprends la ponctualité. Tu vis aussi une certaine maîtrise. Par exemple, tu descends goûter à cinq heures, pas avant. Même si tout est prêt à quatre heures… Au début je trouvais ça ridicule. J’ai fini par me dire : « Ne te laisse pas dominer par ton estomac ! » C’est une éducation du quotidien. Les règles ne sont pas si nombreuses, et elles t’aideront pour la vie. Tu t’adaptes vite, car c’est l’apprentissage d’une vie en famille. Et quand tu ne respectes pas une règle, tu te sens mal car tu inquiètes les membres de ta famille.

As-tu trouvé un cadre favorable pour tes études ?

Ah oui ! En prépa, il vaut mieux suivre un horaire. Rentrer à minuit le week-end m’évite de faire la fête toute la nuit… ce qui ne collerait pas avec mes études. Tu t’organises mieux. Après… il faut savoir se maîtriser. J’habite au quatrième étage. A chaque étage tu croises quelqu’un, alors tu restes un quart d’heure à discuter… et à la fin tu te couches très tard !

Es-tu catholique ?

Non.

Est-ce que tu te rattaches à une autre tradition religieuse ou culturelle ?

Non plus.

As-tu as été gênée d’habiter dans un foyer catholique ?

Au contraire, être dans un foyer « religieux » me plaît beaucoup. Je suis non-religieuse, non-croyante, non-pratiquante… J’ai assisté à un cours de formation chrétienne qui m’a déjà beaucoup apporté. Je vois des personnes de différents milieux sociaux, qui n’ont pas les mêmes habitudes de vie. Le lieu est propice à des discussions « métaphysiques » comme la bioéthique, ou le ressenti des résidentes croyantes.

Connaissais-tu l’Opus Dei avant ?

Pas du tout. Pendant l’entretien, la directrice a cité le Da Vinci Code . Je ne connaissais pas. Je n’ai pas la télévision, et je m’intéresse peu aux best-seller commerciaux. Pour moi, c’était un foyer catholique, avec des gens sympa. L’Opus Dei n’est pas « particulier ». Je profite des fêtes supplémentaires… Une belle nappe blanche pour le dîner, comme pour certains anniversaires de l’histoire de l’Opus Dei. Les gens ont des a priori… Les numéraires sont les premières à rire et à faire des blagues. Dans d’autres foyers, je ne pense pas que les responsables viennent à la piscine avec les résidentes, ou prennent le temps de déjeuner avec elles.

Un aspect qui t’a marqué ?

La décoration. Ce n’est pas le foyer auquel tu t’attends : quatre murs et une porte. C’est chaleureux, il y a de la moquette. Tout est propre… parfois plus que chez toi !

Ce que tu retiendras ?

L’aspect familial. C’est ce qui me vient tout de suite à l’esprit. Par exemple, tout le monde a participé à la décoration de Noël. C’est notre foyer, avec une ambiance à la fois détendue et riche en apprentissages. Pour moi, qui suis confrontée à des études exigeantes, c’est un vrai soutien.

Quelque chose qui t’a touché particulièrement ?

Rien en particulier… mais beaucoup de petits évènements : les anniversaires, la préparation de Noël,... Toutes les discussions au milieu de la nuit, des discussions profondes la plupart du temps. Pouvoir partager ce que je ressens… Des évènements qui peuvent paraître petits, mais qui sont en réalité tous importants.