Le Prélat, à Toronto et à Montréal

Mgr Fernando Ocáriz poursuit son voyage pastoral au Canada. À Toronto, il a encouragé les couples " à se soutenir mutuellement dans les hauts et les bas de la vie ".

Opus Dei - Le Prélat, à Toronto et à Montréal

Mercredi 14 et jeudi 15 août (Toronto)

Après plusieurs rencontres avec des fidèles de la prélature, le 14 au matin, le prélat s'est rendu au centre ville pour rendre visite à l'archevêque de Toronto, le cardinal Thomas Collins. Ensemble, ils ont visité la cathédrale Saint-Michel récemment restaurée, de la crypte à la nef centrale, où ils ont pu prier devant les saints patrons de la ville.

Ensuite, dans l'auditorium de la bibliothèque Fairview, il a échangé avec de nombreuses femmes qui participent à l’apostolat de l'Opus Dei dans la région. Eliza et Kathleen, accompagnées au piano par Theresa, ont chanté un morceau. Après les avoir félicitées pour leur voix, le prélat a parlé de la vertu de l'espérance, « qui est fondée sur la foi et non sur nos propres forces. Avec la puissance de l'amour de Dieu, leur a-t-il dit, nous pourrons rapprocher beaucoup d'autres personnes de Dieu et lancer la semence du Christ dans tout votre grand pays. »

Mgr Ocáriz a aussi parlé de l'amour véritable, qui « consiste avant tout à rechercher le bien des autres. Cet amour généreux est l'ingrédient nécessaire pour qu'un mariage fonctionne bien : soutenir le couple dans les hauts et les bas normaux de la vie. »

La visite de Mgr Ocáriz à Toronto a culminé le 15 août par une belle célébration eucharistique de la solennité de l'Assomption de la Vierge Marie, à l'Oratoire Kintore. Après la messe, les personnes présentes se sont spontanément rassemblées autour du prélat, profitant de cette dernière occasion pour lui dire quelque chose, lui serrer la main ou lui demander de bénir une photo de famille avant son voyage à Montréal.

Le prélat de l'Opus Dei a atterri à Montréal en milieu d'après-midi. Certaines familles de la région l'attendaient à l'aéroport, comme Chairmaine et Matthew avec leur famille, ou Alexandre et Michelle avec cinq de leurs enfants. Ils l'ont accueilli avec des fleurs et une banderole sur laquelle on pouvait lire "Bienvenu à Montréal" et "Padre, joyeux anniversaire", en référence au 48e anniversaire de l'ordination sacerdotale de Mgr Ocáriz.

Puis il s'est rendu au Manoir de Beaujeu, où il restera pendant quelques jours. Le Manoir est une maison où sont organisés des retraites spirituelles, des cours, des ateliers et des séminaires. De là, Mgr Ocáriz participera à diverses rencontres avec des fidèles de l’Œuvre, coopérateurs et amis de l'Opus Dei de Montréal, Ottawa et Québec.

Lundi 12 et mardi 13 août (Toronto)

Après son séjour à Vancouver, le prélat a atterri à l'aéroport international Pearson de Toronto vers 18 h. Plusieurs familles l'attendaient, notamment Daniel et Magda accompagnés de leurs six enfants arborant une bannière de bienvenue sur laquelle on voyait la Tour CN, l’édifice le plus haut du Canada. Ce jour-là, mgr Ocáriz est allé à Wilson Heights, un des centres de la prélature où de nombreuses personnes de la région de Toronto reçoivent une formation chrétienne.

Le lendemain, le prélat a visité le Collège Ernescliff, une résidence universitaire située sur le campus de l'Université de Toronto, pour y rencontrer des étudiants et des jeunes professionnels. Il leur a parlé de l'importance de la formation chrétienne, qui "ne consiste pas à s'informer sur des concepts, des idées et des valeurs abstraites, mais à se laisser modeler par Jésus Christ, chercher à identifier son être à celui de Jésus." Se référant aux défis qui peuvent surgir dans notre vocation chrétienne, il a expliqué que « plus les difficultés sont grandes, plus nous comptons sur la grâce de Dieu, qui est à nos côtés pour nous aider. »

Au Collège Kintore, une résidence universitaire qui organise des activités de formation très variées pour les femmes de tous âges, le prélat a rencontré de nombreux membres de l’Œuvre, leurs familles et amis. Entre blagues, chansons, histoires personnelles et même quelques tours de magie, mgr Ocáriz a souligné les bienfaits d'être heureux en tout temps: « La joie nous permet d'avoir un cœur ouvert et d'être mieux équipés pour affronter les défis et les difficultés de la vie quotidienne. » Le Kintor College a ouvert ses portes en 2012 et se situe lui aussi sur le campus de l'Université de Toronto.

Après le déjeuner, le prélat a visité l'école Hawthorn, la seule école indépendante pour filles d'inspiration catholique de la ville de Toronto. Fondée il y a 30 ans, Hawthorn dispose d’une garderie pour les petits et est reconnue pour son excellence dans l'enseignement primaire et secondaire. Mgr Ocáriz a rencontré le conseil de direction et le personnel de l'école et les a encouragés dans leur travail au service des femmes. Il a ensuite rencontré des étudiants et des lycéens.

Dans l'après-midi, environ 200 personnes ont reçu le prélat au Fairview Library Theatre à Toronto. Les échanges furent très animés sur des questions telles que la valeur du travail, le sens de la douleur, la mission apostolique des chrétiens ou la valeur évangélisatrice de la joie.

Samedi 10 août

Au cours de l'entretien, Thérèse a raconté le décès récent d'un surnuméraire de l'Opus Dei : elle a souligné sa générosité et son exemple de joie dans la maladie. Minette a expliqué à Mgr Ocáriz les leçons qu'elle reçoit parfois des plus jeunes. Sa fille de cinq ans a déclaré à la maison qu'elle ne pouvait pas pardonner à une amie de la maternelle, et son frère de sept ans lui a répondu : « Tu dois pardonner jusqu'à soixante-dix fois sept fois ». Lorsque la mère lui a demandé s’il savait ce que cela signifiait, il a répondu qu’il n’avait pas encore appris les tables de multiplication à l'école.

Nicole, directrice des ressources pédagogiques du système scolaire catholique de Vancouver, a demandé des conseils sur la façon d’aider les jeunes générations à bien exercer leur liberté. Le prélat a expliqué que la liberté est la capacité non seulement de choisir, mais de choisir le bien, et ce faisant, « nous touchons l'essence même de la liberté, qui est l'amour. »

Plus tard, le prélat a rendu visite à des malades. Il a parlé un moment avec Zeny, aveugle et paralysée, et l'a bénie en faisant le signe de croix sur son front ; Chichi, qui souffre d'une grave maladie, a exprimé sa gratitude pour ce qu'il avait fait pour implanter l'Opus Dei dans le pays. Il a également rendu visite à Sandra, atteinte d'un cancer en phase terminale.

Lors d'une autre rencontre au Collège de Vancouver, Mgr Ocáriz a utilisé la devise du Canada (" A mari usque ad mare " : d'un océan à l'autre) pour encourager le travail évangélisateur des fidèles de l'Opus Dei dans ce pays, comme l’avait fait son prédécesseur, Mgr Javier Echevarría, lors de son voyage dans ce pays, il y a 13 ans.

Joe a vécu à Toronto en 1988, lorsque le bienheureux Alvaro del Portillo était venu au Canada et s'était enquis de l'arrivée prochaine de l'Opus Dei à Vancouver. Il a assisté à la première retraite spirituelle qui y a été organisée en 1984 et il a vu cette semence pousser dans de nombreux endroits du Lower Mainland. Il a demandé : « Père, comment pouvons-nous maintenir la croissance dynamique de l'Œuvre, telle que notre fondateur l'envisageait dans les années 1950 ? » Le prélat a expliqué que ce sont les personnes qui sont l’Opus Dei et que, pour que l'Opus Dei soit dynamique, « les personnes doivent aussi être dynamiques, d’un dynamisme fondé sur l'union avec Jésus Christ ». Il a encouragé tout le monde à penser que l'œuvre apostolique de l'Église, et donc de l'Opus Dei, « ne peut se développer que par la prière ».

Brian a offert à Mgr Ocáriz une sculpture en bois d'un saumon coloré, un des symboles caractéristiques de Vancouver. Les saumons naissent dans le lit des rivières et nagent immédiatement vers l'océan, le milieu du monde. Puis ils retournent dans la rivière pour se reproduire. Ce voyage, connu sous le nom de "course du saumon", est dangereux, car le poisson doit surmonter de nombreux obstacles tandis qu’il remonte le courant.

À la fin de cette rencontre, Yesid a interprété une chanson qu'il avait composée quelques années auparavant : les paroles parlent de la recherche de Dieu. Le prélat l'a remercié pour cette attention, lui a donné une accolade a ensuite béni toutes les personnes présentes.

Pendant le reste de la journée, Mgr Ocáriz a rencontré plusieurs familles venues le saluer de Calgary, Edmonton et Vancouver.

Vendredi 9 août

Le matin, le prélat de l'Opus Dei a rendu visite à l'archevêque de Vancouver, J. Michael Miller, qui connaît et apprécie depuis des années le travail accompli par les fidèles de la prélature dans son diocèse. Puis il a rencontré un bon groupe de prêtres qu'il a encouragé à cultiver l'espérance et à affronter les défis de l'Église en ayant confiance en Dieu. Il a souligné l'importance d’être unis au Saint-Père.

Mgr Ocáriz a également rencontré un groupe de jeunes femmes au Centre culturel Crestwell. Elles l'ont salué en chantant : "Un million de rêves". Le prélat a repris les paroles pour leur rappeler que les rêves sont une bonne chose, mais que "l'amour de Dieu pour nous est fondamental et non un rêve. Cet amour augmente notre foi et nous donne confiance. »

Une des jeunes femmes, Mary-Jo, qui entrera à l'université à l'automne, lui a demandé comment se comporter avec ceux qui ont une vision de la vie totalement différente de la sienne. Le prélat lui a conseillée d’être amie avec les gens : "L'amitié, ce n'est pas penser exactement la même chose que l'autre personne, c'est plutôt chercher son bien, même quand on a des opinions différentes. Il s'agit de prendre soin de l'autre et de partager ce que vous portez dans votre cœur. »

Isabelle, de Calgary, a demandé ce qu'il fallait faire pour voir la prière non pas comme un devoir ennuyeux, mais comme quelque chose d'attrayant, comme passer un moment avec un ami. "Parfois, nous pouvons nous ennuyer parce que nous sommes faibles et parce que nous ne voyons pas le Seigneur physiquement ", a expliqué le prélat. "Nous croyons, mais nous ne voyons pas. C'est une question de foi. Voyez Jésus comme quelqu’un, et non comme une idée, et comme quelqu’un qui vous aime à la folie. »

Parmi les jeunes se trouvait toute l’équipe du Camp Misawannee, qui allait se rendre au camp juste après la rencontre. Bev et Sami, ont remis au prélat un T-shirt vert du camp portant la mention « Campeur honoraire »! À la fin de la rencontre, le groupe a pris un selfie avec le prélat.

Dans l'après-midi, une quarantaine d'élèves du secondaire, d'étudiants universitaires et de jeunes professionnels du Lower Mainland, de Victoria et de l'Alberta ont assisté à une autre rencontre avec le prélat.

Des étudiants lui ont demandé comment évangéliser leurs camarades de classe et les conduire au Christ. "Le travail apostolique n'est pas seulement pour certains, mais pour tous", observa Mgr Ocáriz. "Vous qui recevez une formation plus intense, vous avez aussi la responsabilité de la partager avec votre famille, vos collègues, vos camarades de classe. Pensez aux douze apôtres, qui ont fini par être martyrs, à l'exception de saint Jean, qui a aussi subi le martyre, mais qui n'est pas mort à ce moment-là. N'ayez ni peur ni honte d'aller à contre-courant, dit-il, même quand il est difficile d'aller à l’encontre des caprices et des modes du moment.

Répondant à une question de Jean-Paul, il ajouta : "Pensez que c'est Jésus Christ qui soutient vos combats, vos œuvres. Cela devrait nous conduire à nous appuyer sur l'Eucharistie, c'est là que nous trouvons la vraie force."

Nicolas a remis au prélat un Inukshuk, une statue de pierre en forme de personne. Pour les Inuits, les autochtones du Grand Nord canadien, l'Inukshuk est un insigne qui indique l'importance d'un lieu. Il symbolise l'amitié, l'espoir et la sécurité.

Mgr Ocáriz a reçu des familles de Vancouver. Il y avait notamment la famille de Marietta, qui est arrivée en 1973 à Vancouver et qui était alors la seule personne de l’Opus Dei. Depuis, la prélature s'est beaucoup développée dans l'Ouest canadien. Elle s’est émue lorsque le prélat l'a remerciée pour son travail.

Jeudi 8 août 2019

Après sa visite pastorale dans diverses villes des États-Unis, Mgr Fernando Ocáriz a atterri à Vancouver à 15 h 30 par un vol en provenance de San Francisco. Après les formalités frontalières et douanières, il a été reçu par le vicaire de l'Opus Dei au Canada, Mgr Fred Dolan, et par plusieurs familles qui l'attendaient dans la zone des arrivées de l'aéroport.

"Bienvenu au Canada, Père !" pouvait-on lire sur la bannière que les jeunes enfants de Jonathan et Melissa avait confectionnée pour accueillir le prélat. Les petits se sont beaucoup réjouis en voyant la surprise de Mgr Ocáriz.

Anna et James, tous deux convertis, et leurs sept jeunes enfants ont également salué le prélat avec une affiche : "Bienvenu au Canada". Anna lui a donné un livre, publié récemment, sur les récits de conversion à la foi chrétienne, dans lequel elle raconte sa propre histoire. Mgr Ocáriz a également reçu du sirop d'érable et un petit élan en peluche, l'animal canadien typique.

Adna et Gabriel (qui fait un doctorat en changement climatique à Vancouver), leurs quatre enfants et le bébé en route, étaient également à l'aéroport pour accueillir le prélat.

Mgr Ocáriz s'est rendu à Glenwood, l'un des centres de la prélature de Vancouver. Après avoir salué le Seigneur dans le Saint-Sacrement, il a passé un moment avec Joseph Soria, prêtre, qui a souffert plusieurs attaques cérébrales, il y a cinq ans. Depuis lors, le prélat lui a écrit plusieurs lettres. Father Joseph s’est ému de l'affection que lui a manifestée le prélat de l'Opus Dei.