"Nous tirerons la force de coopérer avec Jésus, de Jésus lui-même."

Se centrer sur Jésus-Christ est la meilleure façon de transmettre la foi autour de nous, a dit le prélat de l'Opus Dei à ceux qui ont assisté à la rencontre au Northridge College à Chicago.

Dimanche 7 juillet - Lundi 8 juillet - Mardi 9 juillet - Mercredi 10 juillet -Jeudi 11 juillet

Samedi 13 juillet - Dimanche 14 juillet

Dimanche 14 juillet

Le 14 juillet, Mgr Fernando Ocáriz s’est réuni à Chicago avec des jeunes et des adultes qui fréquentent les moyens de formation chrétienne offerts par l'Opus Dei, à Chicago.

Il a rappelé aux premiers, pour la plupart des lycéens et des premières années d'université, que la formation chrétienne qu'ils reçoivent dans les centres de l'Œuvre par la catéchèse, les méditations, les conversations avec les prêtres et les laïcs... n'est pas seulement individuelle, mais qu'elle doit les conduire à diffuser la foi parmi toutes les personnes qui les entourent.

Joe, un ancien étudiant du Northridge College, demanda au prélat comment partager la foi chrétienne à l'Université. « Par l'amitié. Saint Josémaria disait que l'apostolat revête différentes formes dans l'Église. Mais il y a un moyen fondamental de transmettre la foi, qui est le contact personnel, la vraie amitié. Quand il y a amitié, et pas seulement connaissance superficielle, on peut partager ce qu'on porte en soi, ses propres pensées, ses désirs, et aussi ses propres difficultés. » a répondu Mgr Ocariz.

« Comment ne pas avoir peur de trouver sa vocation ? » À cette question, le prélat a répondu : « Il est naturel d’éprouver des doutes ou une certaine peur sur l'avenir, quand on veut prendre une décision importante dans la vie. C'est pourquoi il est bon de chercher sincèrement la volonté de Dieu, de demander au Seigneur la lumière dans la prière et aussi d'écouter les conseils de ceux qui pensent pouvoir vous guider.De plus, il est important que nous demandions au Seigneur non seulement la lumière pour voir, mais aussi la force pour vouloir. Parce que souvent, ce n'est pas que nous ne voyons pas ce que Dieu veut, mais qu'il nous manque un peu d'énergie pour nous lancer et répondre oui. D'ordinaire, Dieu ne manifeste pas sa volonté d'une manière évidente. Cependant, quoi qu’il nous demande, c'est ce qui nous rendra le plus heureux. »

Lors d'un échange avec des professionnels, le prélat a encouragé les personnes présentes à centrer toute leur vie sur Jésus. "Notre prière, notre vie spirituelle, notre vie professionnelle, notre vie de famille, notre vie apostolique... tout doit être centré en Jésus-Christ", dit-il. "Tout est pour lui : tout le sens de la vie, de la création, de l'histoire, est basé sur cette vérité. Il s'agit de mettre Jésus-Christ au centre de notre lutte intérieure et non pas le perfectionnisme, il s'agit de lui ressembler davantage, de mieux le connaître, de l'aimer davantage. C’est de Jésus-Christ lui-même que nous puiserons la force d'être ses coopérateurs, de nous identifier à lui".

Doug, conseiller conjugal, a demandé comment aider les couples chrétiens à transformer les difficultés du mariage en un chemin de sainteté. "Leur apprendre à aimer. Chaque mariage demande une détermination de s'aimer chaque jour davantage. En général, il faut aimer les gens tels qu'ils sont, avec leurs défauts. Quand les défauts ne sont pas une offense à Dieu, vivons avec eux avec joie, avec compréhension. »

Comme en d'autres occasions, les assistants ont conclu la rencontre en priant pour les intentions du Pape et les besoins de toute l'Église.

Samedi 13 juillet (Chicago)

Lors de sa première journée à Chicago, le prélat s'est rendu à l'Académie Willows pour y rencontrer des femmes qui suivent les moyens de formation chrétienne proposés par l'Opus Dei. Les participantes venaient de divers États du Midwest : Minnesota, Missouri, Wisconsin, Indiana, Kansas, Iowa, Michigan et Colorado.

Maria a dit que ses parents ont été les promoteurs de l'Académie Willows, une école dont la pastorale est confiée à des prêtres de l'Opus Dei. Le prélat a rappelé l’abbé José Luis Múzquiz (Father Joe Muzquiz), le prêtre à qui saint Josémaria avait demandé, il y a 70 ans, de commencer l’apostolat de l'Opus Dei à Chicago. "Comment pouvons-nous réaliser la 'révolution' du message chrétien comme l'a fait Father Joseph ?" demanda Maria.

Le prélat a répondu que la révolution la plus importante "est la révolution de chaque jour, celle que chacun fait dans sa propre vie. Une révolution, c'est faire demi-tour, c'est-à-dire revenir, revenir au Christ. C'est la grande révolution que nous pouvons réaliser tous les jours, et elle exige une révolution constante. »

Plus tard, il a exhorté les personnes présentes à avoir confiance en la force de Dieu face aux difficultés, en particulier celles auxquelles l'Église est confrontée aujourd'hui. "Nous ne devons pas céder au pessimisme quand nous voyons des difficultés, de la confusion ou des problèmes. L'Église est composée de personnes faibles. Nous sommes nous-mêmes faibles. Mais l'Église est avant tout la force de Dieu. L'Église est Jésus Christ, présent dans sa Parole et dans les sacrements, présent avec toute sa puissance salvifique. »

Maripaz, mère de famille, a demandé au prélat de parler de l'importance du travail domestique. Mgr Ocáriz a répondu : "Une façon très directe de comprendre l'importance du travail à la maison est de penser à la Sainte Vierge. Qu'a fait la plus grande créature, la mère de Dieu, pendant toute sa vie ? Elle s'occupait de la maison de Joseph et de Jésus. Humainement parlant, nous avons besoin d’une ambiance familiale, un lieu où chacun se sente à l'aise. Cela permet à chacun de grandir et de s'améliorer. C'est quelque chose qui non seulement rend la vie agréable, mais qui forme. Et la forme aussi dans le domaine spirituel, parce que le matériel et le spirituel sont étroitement unis. »

Peitong, étudiante en sciences politiques à l'Université de Chicago, s'est interrogée sur le rôle des jeunes dans la nouvelle évangélisation, car elle aimerait aider ses amis en Chine continentale à rendre gloire à Dieu par le travail et l'amitié. "Pour collaborer à l'évangélisation, nous devons avoir un esprit universel. Nous pouvons toujours prier pour le monde entier : notre prière peut atteindre tous les coins du monde", a commenté Mgr Ocáriz.

Jeudi 11 juillet (New York)

Cette année marque le 70e anniversaire du début du travail apostolique de l'Opus Dei aux États-Unis (1949). Dans ce grand pays, a dit le prélat lors de la première rencontre de jeudi, tant de choses ont déjà été faites, même si nous n'en sommes qu'au début. On peut penser que nous sommes aux États-Unis depuis longtemps et que l'Œuvre a été fondée il y a quatre-vingt-dix ans ? Mais, pour l'Histoire, quatre-vingt-dix ans, c’est le début des débuts".

Mgr Ocáriz a expliqué que "face à la réalité de la mission apostolique de mettre le Seigneur au sommet, on peut penser : "Oui, c'est quelque chose de merveilleux, une entreprise passionnante, mais j'ai tant de limites, tant de difficultés personnelles...". À cela s'ajoutent les crises dans le monde, dans l'Église elle-même, qui traverse de nombreuses difficultés. Mais tout cela ne peut jamais être une occasion de découragement. Le Seigneur compte sur nous pour faire beaucoup de bien avec nous, avec nos limites.

L'un des participants, Sharif, a partagé son impression au sujet de la difficulté d'engagement qu'il voit chez beaucoup de gens. "Quand la liberté ne s'engage pas dans un engagement significatif, la personne vit à la merci des va-et-vient, à la merci de ses sentiments. Au lieu d'être guidé par l'intelligence et par sa propre liberté, on est guidé par des affections qui varient selon les circonstances ", dit le prélat.

Un autre participant a demandé comment forger de véritables amitiés au travail, où les relations peuvent parfois naître d'intérêts pratiques. "Tout d'abord par la prière. Priez pour vos collègues. Cherchez ensuite des occasions de rendre de petits services, non pas comme une tactique, mais parce que vous voulez vraiment les aider. Ils verront que votre attitude est différente, sincère, que vous voulez vraiment les servir. De cette façon, vous pouvez faire tomber les barrières et des conversations plus profondes émergeront.

Les personnes présentes ont prié ensemble pour le Pape François. Il porte sur ses épaules un poids considérable, dit le prélat, et quand il parle aux gens, ou quand il écrit des lettres, il termine en disant : "Priez pour moi, priez pour moi". Il a beaucoup de foi dans la prière, et nous aussi nous devons avoir cette foi.

Dans l'après-midi, Mgr Ocáriz a participé à une rencontre avec un large groupe de femmes. L'un des thèmes principaux de la conversation était la joie. "Nous avons l'obligation d'être heureux. Quand nous ne sommes pas heureux, nous ne pouvons pas attendre que la joie revienne d'elle-même : nous devrons la chercher. Par conséquent, nous devrons aller à la source du bonheur, qui est le Seigneur. De cette façon, nous pourrons aussi rendre la vie agréable aux autres. En étant joyeux, nous pourrons faire de l'apostolat ", leur a-t-il dit.

Plusieurs questions posées au cours de la rencontre portaient sur le thème du mystère de la souffrance. Mgr Ocáriz a souligné la possibilité apparemment contradictoire de vivre la joie au milieu de la souffrance. « Cela est possible quand nous savons par la foi que même la souffrance, quand elle vient, est un instrument pour collaborer avec Jésus-Christ à la rédemption du monde. Même si Dieu n'enlève pas la souffrance, nous pouvons avoir la joie de savoir qu'elle a une très grande valeur positive quand elle est unie à la croix du Seigneur. »


Mercredi 10 juillet (New York)

Mgr Ocáriz a visité l'église Sainte-Agnès, près du Grand Central Terminal de Manhattan (New York). En 2016, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, a confié la pastorale de cette église aux prêtres de l'Opus Dei.

Le prélat s'est ensuite rendu à Ground Zero et a prié en silence pendant quelques minutes devant le monument qui commémore les 2 983 personnes décédées lors des attaques de 2001.

Dans l'après-midi, il a rencontré quelque 250 jeunes qui participent à des activités de formation chrétienne dans différents centres de l'Opus Dei. "Ne considérez pas la formation chrétienne que vous recevez comme quelque chose d'exclusif , rien que pour vous, pour votre enrichissement personnel. Cette formation vous aidera à transmettre l'esprit chrétien, où que vous soyez. Tous les chrétiens sommes appelés à être des apôtres dans notre vie quotidienne, en particulier avec nos amis, transmettant la joie d'avoir trouvé et suivi le Christ de plus près. En fin de compte, toute la formation chrétienne que nous recevons a pour but de nous aider à devenir plus ressemblant au Christ, à avoir les mêmes sentiments que lui, la même façon de voir le monde et les hommes ", a dit le prélat.

Colleen, une étudiante de Virginia Tech, a expliqué que parfois le style de vie de ceux qui essaient de vivre l'Evangile est en conflit avec l'environnement. "Toute la force dont nous avons besoin pour pouvoir parler de manière convaincante se trouve dans l'Eucharistie et dans la prière. Nous devons demander au Seigneur comment faire face à de telles situations. En fin de compte, lorsque nous nous efforçons de créer de véritables amitiés, cette peur de parler de certains sujets disparaît ", a dit le prélat.

Un selfie avec quelques jeunes qui participent aux moyens de formation

Une autre jeune femme a demandé des conseils sur la façon d'expliquer à ses amis que Dieu est bien plus qu'un juge. Mgr Ocariz lui a suggéré une manière profonde de l'expliquer, qui est de contempler le Christ sur la Croix. "Nous devons nous rendre compte que Dieu est tellement notre Père qu'Il a donné Son Fils unique pour mourir pour nous sur la Croix. Le fait qu'il ait voulu faire cela est un peu mystérieux, mais c'est le mystère de l'immense amour de Dieu pour nous. Quand les choses deviennent difficiles et que nous sommes tentés de penser : Comment est-il possible que Dieu, qui est mon Père, le permette ? Nous devons regarder la Croix, et faire un acte de foi dans l'amour de Dieu qu'Il a rendu si visible sur la Croix du Christ." a-t-il conclu.

À la fin de cette rencontre, les participants ont remis au prélat le produit d’une collecte qu'ils avaient faite au bénéfice des Vénézuéliens, dont les besoins sont multiples.

Mardi 9 juillet(New York)

Le prélat a rencontré à New York environ 200 jeunes de différentes villes de la côte Est des Etats-Unis. Mgr Ocáriz les a encouragés à être de vrais amis, liés par une amitié profonde et sincère, qui porte naturellement à partager l'amour qu'on a pour le Christ. Le plus important, dit le prélat, c'est le souci que nous devrions tous avoir d'aider les autres et de nous laisser aider.

Dans sa réponse à un étudiant ingénieur de Princeton, spécialisé en intelligence artificielle, mgr Ocáriz a de nouveau insisté sur l'amitié comme moyen de parler de Dieu dans un environnement où l'attitude envers la foi est souvent sceptique. "Que pouvez-vous faire pour parler de Dieu dans cet environnement ? En général, il ne s'agit pas de parler à plusieurs personnes en même temps, mais de nouer de véritables amitiés avec les autres. Si l’on est amis, il est facile de transmettre ce que l'on ressent, ce que l'on pense..., mais pas comme quelqu'un qui veut convaincre ses amis, mais simplement en transmettant, par amitié, ce qui est en soi : ce qui est précieux pour vous, ce qui vous donne la joie, la sérénité, ce que comporte la certitude de compter sur l'aide constante de Dieu dans votre vie", a affirmé mgr Ocáriz.

Le prélat a également souligné l'importance de prier pour le Pape et d’être uni à lui. "Prie beaucoup pour le Pape", a-t-il dit à l'un des garçons. "Comme vous vous en doutez, le Pape porte un grand poids sur ses épaules, et il doit relever de nombreux défis. Il y a aussi beaucoup de difficultés au sein de l'Église, mais nous ne devons pas nous décourager quand nous voyons ces problèmes parce que, comme le disait saint Josémaria, l'Église est fondamentalement Jésus Christ. Nous devons beaucoup prier pour le Pape parce qu'il a un travail énorme, une grande responsabilité, et il compte beaucoup sur la prière de tous. »

Après avoir rencontré les jeunes, le prélat a été reçu par le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, à la résidence de l'archevêque. Ils ont bavardé pendant une heure, puis ont visité ensemble la cathédrale pour prier dans la chapelle du Saint-Sacrement et dans la Lady Chapel, dédiée à la Sainte Vierge.

Lundi 8 juillet (New York)

Lundi, le prélat de l'Opus Dei a visité le campus new-yorkais de l'IESE Business School. Monseigneur Ocáriz est Chancelier de l'Université de Navarre, dont fait partie l'IESE Business School. C'était sa première visite sur le campus, qui a ouvert ses portes en 2009. Il a été reçu par le directeur du siège social américain, Eric Weber. Après être passé par l'oratoire, il a pu parcourir les installations et accueillir une représentation de ceux qui y travaillent, ainsi que les couples Luis et Mariana ou Nina et Gerard.

Le prélat a participé à un évènement académique organisé par l'Institut Witherspoon, un centre de recherche dont le but est de mieux comprendre les bases morales des sociétés démocratiques.

Parmi les participants figuraient Robert George, professeur de philosophie politique, R. R. Reno, éditeur de First Things, et April Readlinger, directrice générale de CanaVox. Le discours d'ouverture a été prononcé par Russel J. Snell, directeur du Center on the University and Intellectual Life del Witherspoon. Il a parlé des changements culturels auxquels les jeunes sont confrontés aujourd'hui.

Dans ce sens, l'intervention du prélat et le débat qui a suivi ont porté sur la nécessité de comprendre l'amour, qui est parfois réduit à la pure sentimentalité. Mgr Ocáriz a dit que la liberté se comprend pleinement quand elle vient du véritable amour. L'amour n'est pas seulement sentiment, mais aussi désir du bien des autres. Si aimer c'est simplement prendre plaisir à utiliser l'autre, cela devient une sorte d'égoïsme. Il est très important pour la maturité des jeunes de les éduquer dans la liberté.

Dimanche 7 juillet (New York)

Le prélat a atterri à l'aéroport John F. Kennedy de New York en début d’après-midi.

Il a été reçu, entre autres, par le vicaire de l'Opus Dei aux États-Unis, Mgr Thomas G. Bohlin, et quelques familles. Patricia et Thomas White sont venus le saluer avec leurs cinq enfants. Les enfants ont montré au prélat une bannière qu'ils avaient peinte avec leur mère sur laquelle ils disaient: « Père, bienvenue aux USA ! »