Yaoundé : Peut-on être heureux sans être riche ?

​Le mercredi 28 avril 2021, le centre Val d’Or de Yaoundé a été le cadre d’un moment d’échanges et de réflexion sur le thème : Comment entretenir une relation saine avec les choses matérielles ?

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Le mercredi 28 avril 2021, le centre Val d’Or a été le cadre d’un moment d’échanges et de réflexion sur le thème : Comment entretenir une relation saine avec les choses matérielles ?

De prime abord, nous avons suivi une vidéo : Stuff, an open conversation dans laquelle s’exprimaient des familles de plusieurs nationalités sur le thème. Après ce visionnage, un questionnaire nous a été proposé dans le but d’approfondir personnellement sur notre relation avec les choses matérielles (the stuff), suivi d’un dialogue libre et ouvert.

En rapport avec le thème, le questionnaire nous a offert l’occasion de ressortir les souvenirs de notre passé, parler de notre présent, nous lancer dans le futur et pour terminer, tirer des conclusions.

Quel est le plus beau souvenir de ton enfance ?

C’était la première question que nous nous sommes posés et il en est ressorti que le matériel n’y avait pas sa place ! Tous les beaux souvenirs tournaient autour des bons moments passés avec les camarades, la joie des parents suite à la réussite à un examen, les gâteries de la grand-mère… Bref ! l’amour était la source du bonheur, pas l’argent.

De quoi as-tu peur ? Quelles sont tes inquiétudes ?

Concernant le présent, pas aussi évident que le passé car entre autres, nous avons peur de beaucoup de choses : d’être malades et d’être incapables de nous soigner ; peur de ne pas pouvoir offrir une bonne scolarité à nos enfants ; peur de ne pas pouvoir offrir un bien- être et des cadeaux à nos êtres aimés…

A côté de certaines peurs légitimes, nous avons fait le constat que nous vivons dans une société où le superflu est à la mode : la publicité pousse à désirer l’indésirable, on veut s’offrir le dernier téléphone Androïd, on veut habiter une belle villa, rouler dans la plus belle voiture, avoir des paires de chaussures et des sacs à main assortis à chaque tenue vestimentaire, le décès d’un proche entraine des obsèques coûteuses.

De là, l’importance d’avoir de priorités claires et adaptés aux moyens de chacun : Si nous élaborons un budget de 20 millions pour le deuil de la grand-mère alors que nous n’arrivons pas à payer le scolarité des enfants, la peur et le stress seront inexorablement au rendez-vous.

Le bonheur en famille ne coûte pas cher

Quel genre de vie souhaites-tu pour tes enfants ?

Pour le futur, nous avons énuméré quelques pistes :

Dès le bas âge, apprendre à nos enfants par notre exemple les vertus chrétiennes, parmi lesquelles la sobriété et le détachement qui aident à savoir être heureux avec ce qu’on a et à vivre selon nos réalités et non sur des illusions.

Ne pas céder à l’envie de toujours se faire plaisir, mais toujours mettre en avant l’utilité du besoin et son importance.

Pour conclure, nous devons nous mettre à l’école du partage, de la sobriété, une valeur que la société actuelle ne considère pas comme quelque chose à laquelle aspirer. En tant que chrétiens au milieu du monde et vivant entourés des choses matérielles, nous nous devons d’être cette flamme.