Traduire des livres de feu

Hijung Shin, Corea

J’étais à l’université, aux Etats-Unis, quand une amie m’offrit un exemplaire du livre Chemin. Ce fut le premier ouvrage de saint Josémaria que j’ai lu. J’ai été profondément touchée et j’ai voulu en lire d’autres. J’ai beaucoup appris en le lisant : comment m’adresser à Dieu, soigner les petites choses et aimer l’Église, par exemple. Ceci dit, son message m’a surtout rendu très heureuse.

J’ai essayé de partager cette joie avec le plus de monde possible, surtout avec ma famille et mes amis, originaires de Corée.

J’ai appris que des personnes de l’Opus Dei avaient commencé à travailler apostoliquement en Corée l’été 2009. Je me suis dit que je pourrais traduire en coréen les publications de saint Josémaria. Je savais que Chemin avait été traduit et publié en coréen quelques années auparavant et qu’il avait de nombreux lecteurs. Mais il y avait encore beaucoup d’ouvrages du fondateur de l’Opus Dei que j’aurais aimé retrouver en coréen.

Une amie, dont le coréen est la deuxième langue, avait commencé à traduire une biographie sommaire de saint Josémaria pour les enfants.

Je l’ai aidée à relire ce texte et j’ai traduit à mon tour des homélies et d’autres écrits. Dès que j’ai terminé ce travail, j’ai envoyé le tout à mes amis coréens pour qu’ils les lisent et les diffusent. J’espère bien qu’un jour tout sera publié et atteindra un large public.

Je dois avouer que c’est moi qui profite le plus de ces traductions. En effet, je lis les œuvres de saint Josémaria en anglais et je suis très reconnaissante aux traducteurs qui font en sorte que les enseignements de saint Josémaria atteignent beaucoup de personnes.

Saint Josémaria a écrit : « J’aimerais écrire des livres de feu qui soient une flamme vive parcourant le monde ». J’ai mis du temps à trouver le mot le plus approprié ou la meilleure tournure pour rendre le terme « feu » que je retrouve dans tous ses livres. Je ne suis pas encore tout à fait satisfaite de mon résultat.

Les mots isolés ne sont pas suffisamment expressifs pour communiquer la passion avec laquelle saint Josémaria parle de l’Amour. Pour ma consolation, je me dis alors deux choses : bientôt beaucoup de personnes feront la connaissance de saint Josémaria et il y aura alors des traductions meilleures. Puis, par ailleurs, et j’en suis convaincue, saint Josémaria, du Ciel, m’aidera à allumer le feu avec lequel il voulait écrire ces livres pour qu’il touche tout le monde au-delà des mots.