Tout feu, tout flamme, pour incendier le monde

Nadine Chirizzi et Bruno Mastroianni, Rome, Italie

Les jeunes ont toujours occupé une place de choix dans le coeur de Josémaria Escriva. Le fondateur de l'Opus Dei voyait en eux une grande espérance, une flamme pour incendier le monde en lui donnant un nouveau souffle de vie.

Ce message a été accueilli dont Nadine Chirizzi, étudiante en Sciences de la Communication et Bruno Mastroianni, licencié en Philosophie. Agés tous les deux de vingt-quatre ans, ils se fréquentent depuis sept ans.

"Nous nous sommes connus au Lycée -raconte Bruno- et ce fut Nadine qui m'a encouragé à participer à une récollection spirituelle. C'est ainsi qu'est né en moi le désir de mieux connaître les enseignements de Josémaria Escriva."

"J'ai donné ce conseil à Bruno -explique Nadine- parce qu'auparavant, j'avais moi-même participé à des récollections de l'Opus Dei. Elles m'avaient été d'une grande aide et pour cette raison, j'ai pensé transmettre à mon ami le désir de cette expérience."

- Cela a-t-il été le début d'une amélioration?

BRUNO: Peu à peu, je me suis rendu compte que le message de Josémaria Escriva était en parfaite harmonie avec ma propre vie. J'aimais bien l'idée de pouvoir se sanctifier sans avoir à s'isoler du monde, en étudiant, en travaillant, en se divertissant.

NADINE: Il est beau d'être conscient de ses propres défauts et de comprendre les limites de notre condition humaine. Cela nous pousse à rechercher constamment le dialogue avec tous, sans pour autant se considérer supérieurs. Chercher à aller toujours plus haut est la découverte de l'amour de Dieu qui peut nous aider sur le chemin de la sanctification personnelle.

- Jusqu'à quel point est-il important pour les jeunes de se sanctifier en étudiant?

BRUNO: C'est important pour arriver à contribuer au bien de la société avec son propre travail. Un autre aspect à prendre en considération est le fait qu'obtenir de bons résultats signifie avoir de l'estime pour ses compagnons d'université. Cela peut favoriser la possibilité de connaître de nouveaux amis et de leur communiquer la découverte de l'amour de Dieu. Celui qui trouve le bonheur ne peut le garder pour lui seul; il doit le porter aux autres. Pouvoir partager des expériences aussi profondes, rend l'amitié encore plus belle.

NADINE: Sanctifier l'étude signifie également être disponible pour ceux qui ont besoin d'aide. Par exemple, prêter les notes de cours à une amie, une chose apparemment banale, mais qui a une valeur immense. Il y a parfois de la compétition à l'université et il n'est pas facile de trouver quelqu'un qui puisse t'aider. Certains petits gestes peuvent favoriser l'amitié et ouvrir le coeur des personnes. C'est ainsi que les collègues d'étude en arrivent à ressentir le désir de parler et de se confier. Cela aide à être plus optimistes et à découvrir autour de nous beaucoup de personnes bien disposées, beaucoup plus que nous ne pouvons l'imaginer.

- Que signifie réellement être heureux et s'amuser?

NADINE: Découvrir la joie des petites choses. Il n'est pas nécessaire pour s'amuser, de se laisser bousculer par des expériences compliquées. Il suffit de faire le bien, en faisant des choses simples et en valorisant la poésie de la vie quotidienne. Par exemple, une excursion, une promenade ou un dîner chez des amis, qui permette réellement de dialoguer et d'être ensemble.

Josémaria Escriva a consacré beaucoup de temps aux jeunes tout au long de sa vie. Qu'avez-vous reçu personnellement du fondateur de l'Opus Dei?

BRUNO: Je pense souvent à l'histoire des premières années de l'Oeuvre, quand le fondateur était entouré d'un petit nombre de garçons décidés à mettre en jeu leur vie. Il avait toujours fait preuve d'une pleine confiance envers les jeunes en leur ouvrant de très larges horizons. C'est pourquoi il disait toujours: "Rêvez et vous resterez en-deçà de la réalité".

NADINE: L'amour de Josémaria Escriva pour les jeunes est le même que celui que transmet le Pape: sa grande confiance en ce que nous pouvons réellement être le futur du monde.