🎥Vœux du prélat de l'Opus Dei (2024)

Le prélat de l'Opus Dei, Mgr Fernando Ocáriz, présente ses vœux pour les fêtes de Noël et nous invite à renouveler notre espérance en Dieu, qui nous appelle à la foi, au don de soi et au service.

Très joyeux Noël à tous !

Il ne reste plus que quelques jours. L'année jubilaire commence justement, le 24 décembre, une année que le Pape consacre  spécialement à quelque chose de très important pour nous tous : l’espérance.

« L’espérance qui ne déçoit pas. » ce sont avec ces mots de saint Paul que le Pape introduit le document par lequel il a convoqué cette année jubilaire : « L’espérance qui ne déçoit pas. »

Mais quelle est cette espérance ? Beaucoup d’espérances, naturellement, dans ce monde, sont bonnes, mais elles ne se réalisent pas toujours. Pourtant, celle qui ne déçoit pas, nous le savons bien, est l’espérance — comme le dit saint Paul dans l’Épître aux Colossiens — l’espérance qui est dans les cieux (cf. Col 1,5).

Mais ce n’est pas une espérance dans les cieux comme quelque chose de lointain, mais bien dans les cieux qui sont « le Dieu avec nous ». C’est la force de Dieu, l’amour de Dieu. Voilà la certitude de notre espérance, une espérance qui, effectivement, ne déçoit pas. Nous, nous pouvons décevoir Dieu, mais Lui ne nous déçoit jamais.

Ces jours-ci, si proches de Noël, nous voyons Dieu qui se fait enfant pour nous, qui se donne à nous. Il transforme — d’une certaine manière, pour notre vie aussi — le froid, l’obscurité, la pauvreté de Bethléem en la grande richesse de l’amour de Dieu pour nous, dans le don qu’Il fait de Lui-même à chacun, à chacune de nous.

C’est pourquoi Noël est toujours une source de joie, de fête. Et, en même temps, en pensant à cette espérance que le Seigneur met en nous, nous voyons que tant de personnes en manquent. Cela nous pousse donc à l’élan apostolique. Non pas parce que nous sommes meilleurs, mais parce que nous avons reçu, par la grâce de Dieu, la foi, l’espérance, aussi pour les transmettre.

Ainsi, en regardant le monde tel qu’il est — avec tant de difficultés, de guerres, de pauvretés, de divisions — mais en même temps avec tant de personnes bonnes, comme nous le remarquons souvent, nous pouvons tous collaborer pour que la bonté fleurisse davantage, en regardant particulièrement l’enfant nouveau-né, la Vierge Marie et saint Joseph. Ce don si étonnant de Dieu est pour chacun de nous.

Mais pour cela, nous avons besoin de la foi. La foi dans le Seigneur, la certitude de son amour. Cela me rappelle cette prière que saint Josémaria répétait souvent et nous apprenait à dire : « Augmente en nous la foi, l’espérance et la charité » — l’amour.

Nous avons besoin du don de Dieu pour avoir l’espérance et aussi pour pouvoir la donner aux autres, accompagnée d’affection, de don de soi, de service, ce qui est, nous le savons bien, ce qui nous rend heureux. Saint Josémaria le disait : « Ce qui rend heureux, ce n’est pas une vie confortable, mais une vie pleine d’amour » (cf. Sillon, 795). Un amour qui consiste à se donner, à se livrer. Ce n’est pas de l’égoïsme, mais tout le contraire.

Ainsi, Noël — en contemplant le mystère de ce Dieu qui se donne à nous de manière si totale — est aussi une occasion de renouveler notre désir de service, de don de soi, ce qui nous rend heureux, joyeux et efficaces.

Je prie pour vous tous. Je vous demande, évidemment, de prier pour mes intentions, pour tous les travaux en cours, y compris maintenant pour les statuts de l’Œuvre, pour tant d’intentions apostoliques dans le monde entier, et surtout prions beaucoup, toujours, pour le Pape : pour ses intentions, pour toute l’Église.

Encore une fois, très joyeux Noël. Je compte beaucoup sur vos prières pour moi et pour mes intentions. Que Dieu vous bénisse.