« A la découverte de la liberté »

« A la découverte de la liberté » : c’est le thème de la rencontre organisée par Okassou pendant les vacances de Pâques pour collégiennes et lycéennes de la ville de Yamoussoukro. Monique Aboagye nous raconte cette belle expérience.

Opus Dei - « A la découverte de la liberté »Monique Aboagye

« Faire tout ce que je veux, penser ce que je veux, n’avoir aucune limite », telles sont les définitions de liberté qui circulent dans les réponses des jeunes d’aujourd’hui. Ils opposent : liberté et devoir - liberté et obéissance, liberté et exigence. Tout cela est aussi favorisé par la culture ambiante, qui prône le rejet de tout ce qui dérange ou coûte un effort. Une culture de la facilité, où la liberté consiste à agir selon ce qu’on ressent comme bien, même si cela est éloigné de la Vérité et du vrai Bien.

Au premier plan : Monique Aboagye, Bouatini Marie-Cannelle En arrière-plan : Marie-Joseph Yapo et Marie-Chris Avit.

À travers les réseaux sociaux et la télévision, un grand nombre de personnes donnent une image de ce qu’elles aimeraient être, qui n’a rienà voir avec la réalité. La fiction est préférée à la vie réelle. Comme l’a dit le sociologue Zygmunt Bauman, nous vivons dans « Une modernité liquide ». «Notre"société individualisée" est une sorte de pièce dans laquelle les humains jouent le rôle d'individus : c'est-à-dire des acteurs qui doivent choisir de manière autonome. Mais faire figure d'Homo eligens (« d’acteur qui choisit ») n'est pas l'objet d'un choix. C’est une époque dans laquelle de nombreux jeunes font face à une "dévastation émotionnelleet mentale", pensant qu'ils sont un fardeau »

Face aux défis de notre époque, il est nécessaire de préparer des personnes « solides », heureuses d’être ce qu’elles sont et engagées à la construction d’un monde plus humain. Et pour cela, l’éducation aux valeurs est primordiale.

Encouragées par la lettre du Prélat de l’Opus Dei sur la liberté du 9 janvier 2018, nous avons organisé une rencontre du 30 mars au 1er avril 2021 pour les filles des classes de 3ème et 2nde.Sept filles ont pu y participer : Marie-Joseph, Marie-Chris, Emmanuella, Marie-Grâce, Nethania, Marie-Cannelle et Manuella. Elles étaient encadrées par Christiane, Ladia et Monique. Le cadre choisi pour ces jours a été le centre de rencontres Foundi, situé à Toumbokro, non loin du barrage de Kossou, à quelques kilomètres de la ville de Yamoussoukro.

Arrivée au centre de rencontres Foundi. A l’avant du mini car : Emmanuella Diomandé

Cette rencontre de préparation à la fête de Pâques, avait pour thème de fond, la liberté. Les participantes ont eu des ateliers de lecture et d’explication des points du catéchisme de l’Église catholique sur ce sujet et ont travaillé sur la base de questionnaires en se servant pour leur réflexion, du contenu de la lettre du prélat, Mgr Fernando Ocariz, sur le sujet (https://opusdei.org/fr-ci/document/lettre-du-9-janvier-2018/).

Salle d’étude de Foundi : séance d’exposés. De gauche à droite : Marie-Cannelle Bouatini et Marie-Joseph Yapo

Pour illustrer ce thème, nous avons vu le film « Ready Player One », suivi d’une discussion pour faire ressortir le vrai concept de liberté.

De gauche à droite : Braffo Miny, Emmanuella Diomandé, Marie-Chris Avit, Manuella Koffi

Le deuxième jour de l’activité, nous avons fait une excursion à la Basilique Notre-Dame de la paix de Yamoussoukro,avec un déjeuner au sous-bois, cadre qui a donné lieu par la suite à une agréable promenade dans les champs alentour.

Au sous-bois de la basilique Notre Dame de la paix à Yamoussoukro. De gauche à droite : Ladia Yuma, Braffo Miny, Nethania Zo-Lou, Marie-Cannelle Bouatini, Christiane Ouédraogo, Monique Aboagye, Manuella Koffi, Emmanuella Diomandé

Un moment de la promenade au sous-bois de la Basilique. De face : Nethania Zo-Lou, Bouatini Marie-Cannelle, Christiane Ouédraogo, Emmanuella Diomandé, Marie-Christ Avit

Marie-Chris Avit et Marie-Joseph Yapo

Le dernier jour de cette rencontre, les participantes ont exposé les conclusions de leurs travaux à partir de la lettre du Prélat. Elles ont souligné les points suivants :

  • La liberté est un grand don que Dieu a fait à l’homme pour aimer. La liberté humaine est limitée ; l’homme n’est pas un dieu pour lui-même.
  • La liberté humaine nous permet de réaliser de bonnes et grandes œuvres. Mais à cause du péché, elle s’est affaiblie et bien souvent nous éloigne du véritable Bien.
  • La liberté a besoin d’un guide sûr (la Vérité) pour ne pas être arbitraire et causer de terribles maux à nous-mêmes et aux autres.
  • Grandir en liberté est possible par la grâce de Dieu, et l’effort personnel d’obéissance à la volonté de Dieu. Liberté signifie donc exigence, sans peur de notre petitesse. « Nous les chrétiens, nous devons avoir un cœur grand et des idées claires : considérer sereinement ce que nous pouvons faire, sans nous laisser accabler par ce qui nous dépasse». https://opusdei.org/fr-ci/document/vivre-de-foi/ C’est ainsi que la vulnérabilité devient une force parce que l’on vit sans peur de l’échec, ayant mis notre confiance en Dieu.
  • La liberté d’esprit, qui est la capacité d’agir habituellement par amour de Dieu et des autres, procure la joie, la paix et la sérénité.
  • La liberté humaine ne finit pas, elle sera totale au Ciel.

Les participantes sont revenues très enthousiastes de ces jours de réflexion et de détente et nous les encadreuses, également ; nous espérons continuer les prochaines années cette initiative, vu la joie et l’enthousiasme que cette rencontre particulière a suscités.

Avant le départ du sous-bois En première file : Ladia, Christiane, Braffo Miny, Bouatini Marie-Cannelle, Koffi Manuella, Diomandé Emmanuella.

Au jardin de la salle Jean-Paul II du sous-bois de la Basilique Marie-Chris Avit et Emmanuella Diomandé

En première file : Marie-Joseph Yapo, Bouatini Marie-Cannelle, Manuella Koffi, Braffo Miny. A l’arrière : Christiane Ouédraogo, Marie-Chris Avit, Nethania Zo-Lou, Ladia Yuma, Emmanuella Diomandé.