Renouveler le don de nous-mêmes
L'obéissance intelligente de saint Joseph
Entre les mains de Dieu
Nous avons confiance que tu ne nous laisseras pas seuls, que nous pourrons toujours compter sur ton aide et que nous serons fidèles… si nous voulons l’être. Seigneur, aujourd’hui, nous renouvelons ce désir : nous voulons être fidèles. Et nous savons que, si nous le voulons, nous le serons, parce que ta grâce ne nous manquera jamais. C’est pourquoi nous pouvons vivre en toute sécurité, avec une espérance certaine, non fondée sur nos propres forces, mais sur ta puissance, sur ton amour. Une espérance qui est aussi une assurance. Et c’est cela que nous te demandons aujourd’hui, Seigneur : accorde-nous, comme à notre Père, la certitude de l’impossible. Car l’impossible que nous voulons vivre et atteindre est, avant tout, notre propre sainteté.
Méditation du 19 mars 2025
Renouveler le don de nous-mêmes
Nous voulons que tout ce qui est à nous soit à Dieu : notre travail, notre repos, nos loisirs, nos aspirations, nos peines et nos souffrances… tout. Car tout peut être au Seigneur. Le Seigneur veut que tout soit à lui, puisque nous sommes à lui, et nous, nous voulons être ipse Christus, le Christ lui-même.
Nous le sommes, et nous le serons de plus en plus si nous renouvelons le don de nous-mêmes, forts de la grâce de Dieu qui ne nous manque pas et ne nous manquera jamais. Toute la force pour accomplir ce désir sincère de fidélité renouvelée se trouve, bien sûr, là où elle doit être : dans le Seigneur lui-même. C’est dans l’Eucharistie, dans ce moment central de chaque jour où nous vivons une union intime et réelle avec le Christ — une identification physique avec le Seigneur —, que nous trouvons toute notre force. Et c’est là que nous vivons aussi le Ite ad Ioseph, « Allez à Joseph ».
Demandons aujourd’hui à saint Joseph de nous aider à être des âmes eucharistiques, de nous apprendre à demeurer profondément unis au tabernacle, afin d’y trouver la force d’être fidèles, la force pour renouveler chaque jour notre fidélité.
Méditation du 19 mars 2025
Le nom de Joseph
« Le nom de Joseph signifie, en hébreu, Dieu ajoutera. Dieu ajoute à la vie sainte de ceux qui accomplissent sa volonté des dimensions insoupçonnées : l’essentiel, ce qui donne sa valeur à tout, le divin » (Quand le Christ passe, n° 40). Dans les moindres réalités — de notre travail, de notre prière — nous touchons le monde entier, nous atteignons des horizons immenses. La grandeur de nos œuvres vient du Seigneur. C’est lui qui leur donne leur grandeur. Et lorsque nous déposons entre tes mains, Seigneur, même ce qu’il y a de plus petit, cela atteint les extrémités du monde, toutes les régions, toutes nos activités. Même dans les tâches qui nous semblent — et qui le sont peut-être humainement — petites, limitées dans le temps, toi, Seigneur, tu peux les faire parvenir jusqu’aux confins de la terre, jusqu’aux âmes les plus proches comme aux plus lointaines. Être fidèles… cela en vaut la peine. Aujourd’hui encore est un jour pour chanter dans notre cœur : « Il vaut la peine d’être fidèles ».
Méditation du 19 mars 2025
L’obéissance intelligente de saint Joseph
Dans sa lettre sur saint Joseph, le pape François considérait comment « dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son fiat, comme Marie lors de l’Annonciation et Jésus à Gethsémani ». Quand saint Josémaria parlait de l’obéissance, il se référait souvent à saint Joseph, car il voyait particulièrement dans le patriarche ce cœur qui écoute : attentif à Dieu et attentif aussi aux circonstances, aux personnes qui l’entouraient. Dans l’épisode du retour d’Égypte, par exemple, il nous fait remarquer que « la foi de Joseph ne chancelle pas, son obéissance est toujours stricte et prompte. Pour mieux comprendre cette leçon que nous donne ici le saint Patriarche, il est bon que nous considérions combien sa foi est active et combien sa docilité ressemble peu à celle d’un homme dépassé par les événements ». Notre fondateur aimait souligner que saint Joseph, en homme de prière, appliquait son intelligence à la réalité qui se présentait à lui : « Dans les diverses circonstances de sa vie, le Patriarche ne renonce pas à penser ni n’abandonne sa responsabilité. Au contraire, il met au service de la foi toute son expérience humaine. […] Telle fut la foi de saint Joseph : pleine, confiante, entière, manifestée dans son abandon à la volonté de Dieu, dans une obéissance intelligente ».
Il est compréhensible que, en particulier pour nous qui sommes appelés à être saints au cœur des réalités de ce monde, si changeantes et pleines de défis à relever, saint Josémaria insiste sur la nécessité d’apprendre une obéissance intelligente, intégrée à notre liberté personnelle.
Lettre pastorale, 10 février 2024
Fuir en Égypte
« Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, puis fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à ce que je te le dise, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire mourir » (Mt 2, 13).
Voici une grande contrariété : Dieu doit s’enfuir parce que certains veulent le tuer. Saint Joseph organise tout pour partir rapidement, de nuit, sans même attendre l’aube et sans savoir si c’était pour quelques semaines, quelques mois ou quelques années.
On peut penser que la Vierge et saint Joseph ont commencé le voyage inquiets, mais qu’ils l’ont fait sans protester, avec la joie profonde d’accomplir la volonté de Dieu et avec la sécurité de se savoir avec lui.
Demandons à saint Joseph d’être prompts pour répondre aux suggestions du Seigneur, même si parfois, à certains moments, cela peut sembler insensé ou nous contrarier.
Nous voulons imiter la Sainte Famille et nous mettre en route vers cette direction inconnue : un nouveau travail, une situation inédite, une nouvelle personne qu’il faut aider.
La foi nous poussera à nous mettre en route vers une Égypte inattendue.
Livre "À la lumière de l’Évangile", 29 décembre 2019
Sous le même toit
« Celui-là n’est-il pas Jésus, le fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère » (Jn 6, 42).
Dans la simplicité et la grandeur de saint Joseph — un artisan comme tant d’autres — nous découvrons les traits de ceux qui se savent appelés par Dieu à vivre la vie ordinaire avec lui, avec tout ce que cela implique, y compris les imprévus et les soucis.
Saint Joseph vivait sous le même toit que Dieu. Peut-être pourrions-nous penser qu’en cela, il ne semble pas « un artisan comme tant autres ». Cependant, nous disons : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ». Et, si nous le laissons faire, il entre. Un seul mot lui suffit pour nous guérir (cf. Mt 8, 8).
Aujourd’hui spécialement, avec toute l’Église, nous considérons Joseph, cet homme juste et fidèle. Accourons à son intercession pour qu’il nous aide à correspondre chaque jour à l’amour immense de Jésus-Christ, ouvrant toutes grandes les portes de notre maison, de notre cœur. Et que cette correspondance nous pousse à servir les autres, à répandre la joie de l’Évangile.
Livre "À la lumière de l’Évangile", 19 mars 2018
