Le Prélat a commencé la réunion en commentant l’Évangile de la messe de ce jour-là. Il a encouragé les participants à s’appuyer sur le Christ lorsque les difficultés se présentent : « Sans Lui, nous ne pouvons rien faire, mais nous pouvons toujours compter sur sa force, sur son aide. Nous ne sommes jamais seuls. Nous ne pouvons pas penser que les exigences de la vie chrétienne, du travail, de la famille, nous dépassent. Parfois, elles peuvent nous dépasser humainement, mais pas avec le Seigneur, car nous avons sa grâce ».
Il a également évoqué le récent voyage du Saint-Père en Espagne et a encouragé les fidèles à vivre cette proximité surtout à travers la prière pour lui : « Vous pouvez penser à l’énorme tâche qui lui incombe, à savoir toute l’Église ; au fond, le monde entier, car l’Église est là pour le monde. Et rien ne nous est étranger non plus, en particulier en ce moment la guerre et les souffrances de nombreuses personnes. »
Comme il est d’usage lors dans ce genre de rencontres, au ton festif et familial, différentes personnes ont raconté au Père comment elles s’efforçaient d’améliorer leur vie chrétienne ou lui ont demandé conseil pour s’impliquer dans des initiatives d’évangélisation.
La visite du pape Léon XIV en Espagne en juin dernier et la préparation du centenaire de l’Opus Dei sont revenus plusieurs fois dans la conversation. C’est d’ailleurs sur cette date importante qu’a porté la première intervention de l’échange. Ana, chercheuse à l’Université de Navarre, a demandé à Mgr Ocáriz comment préparer et se préparer à cet anniversaire en ayant présent à l’esprit les premiers membres de l’Opus Dei.
Don Fernando a répondu en soulignant le rôle central joué par les membres de l’Œuvre à toutes les époques, et pas seulement par ceux qui ont vécu à l’époque de saint Josémaria : « Nous sommes tous en première ligne. Nous ne pouvons pas considérer les premiers comme faisant partie d’une époque héroïque du passé. Surtout parce que nous sommes toujours contemporains de Jésus-Christ, qui est la cause fondamentale de tout. Sans Lui, aucune institution ne servirait à rien. »
S’adressant aux membres de l’Opus Dei, il les a encouragés à apprécier leur vocation par une attitude reconnaissante et active : « Il convient de la considérer comme quelque chose qui nous appartient pleinement ; nous ne devons pas simplement penser “Je suis dans l’Œuvre”, mais “Je suis l’Œuvre” ».
La partie musicale de la cérémonie a été assurée par la chorale du Colegio Mayor Goroabe de Pampelune, qui a interprété plusieurs chansons, dont « Eso que tú me das », du groupe espagnol Jarabe de Palo.
Les responsables de deux organisations d’aide aux familles et aux jeunes ont pu présenter leurs projets au prélat : depuis Bilbao, María Eugenia, directrice du centre de formation professionnelle Arangoya, a rappelé que l’établissement avait fêté cette année son 50e anniversaire et s’est réjouie du chemin parcouru ainsi que des perspectives prometteuses qui s’offrent au centre, la formation professionnelle étant un domaine très demandé à l’heure actuelle.
Par ailleurs, Ainhoa, bénévole au sein de l'association Lagundu Arakil de Burlada, a donné quelques détails sur le travail social et culturel mené dans cette ville depuis plus de trente ans afin d'offrir une formation globale aux familles et un soutien scolaire aux enfants, dont beaucoup sont menacés d'exclusion.
Le récit de José María, vendeur de jeux et de loterie de l’État, à Pampelune, a marqué un moment émouvant. Il a raconté au Père que saint Josémaria avait tenu dans ses bras lorsqu’il était bébé et qui a ensuite rencontré tous ses successeurs à différentes étapes de sa vie. Il en a profité pour interroger le Père sur l’importance de la formation chrétienne pour s’améliorer jour après jour.
Don Fernando a souligné que les activités de formation sont toujours nécessaires, car leur objectif est de « nous identifier à Jésus-Christ ». « Nous avons besoin de formation — a-t-il affirmé — pour faire grandir le Christ en nous. C’est pourquoi cela ne s’arrête jamais. On ne dit pas : “J’ai déjà atteint le summum, je n’ai plus besoin de me former”. On peut toujours s’améliorer ; c’est pourquoi nous recourons aux moyens de formation : pour être plus unis au Christ ».
Il y eut d’autres interventions au cours de cette rencontre d'une heure environ. Mgr Ocáriz en a profité pour demander aux participants de l’accompagner par la prière lors de son prochain voyage au Guatemala, au Honduras, au Salvador et en Uruguay, qui aura lieu au mois d’août.
