Bioéthique : faut-il faire tout ce que l'on peut faire ?

Une journée d’étude sur la bioéthique, destinée à des prêtres diocésains, se tenait à St Laurent du Pont (diocèse de Grenoble) en décembre dernier.

« Le développement extraordinaire de la biologie, en un demi siècle, pose des problèmes éthiques complexes et nouveaux. »

C'est pour traiter de cette question que l'abbé Franck Touzet, prêtre de l'Opus Dei, avait organisé une journée d'étude pour prêtres au Centre de Rencontres de Rocherey, à Saint-Laurent du Pont.

Monseigneur Jacques Suaudeau, membre de l’Académie pontificale pour la vie, était venu de Rome pour l’occasion.

Arrivés la veille au soir de l’Isère ainsi que des diocèses voisins de Chambéry et de Lyon, les prêtres étaient accueillis par un dîner fraternel suivi d'une présentation, pour ceux qui le souhaitaient, de la vie et des enseignements de saint Josemaria.

La journée d'étude du lendemain était articulée autour de trois conférences : « Autour de la procréation », « Quelle fin de vie  ? », et « clônage reproductif et thérapeutique ».

Chirurgien de formation, Mgr Suaudeau a montré que les connaissances en biologie s’étaient énormément accrues « depuis la découverte de l’ADN (1957), et qu’elle devenait aussi technique que la physique. Elle inquiète, car elle accroît ses pouvoirs sur la vie. De plus en plus de moyens... et donc de plus en plus de cas de conscience. Faut-il faire tout ce qu’on peut faire ? ». Il a ensuite exposé quels étaient les principes de l’éthique chrétienne qui permettaient de répondre à la question.

« J'ai été frappé par l'intérêt de mes confrères prêtres, qui m'ont à peu près tous dit ou écrit leur gratitude pour cette première journée de formation. »

Après ce premier succès, des journées du même type sont prévues au cours de l'année.