DÉJÀ 60 ANS!

Les femmes de l’Opus Dei sont réparties principalement entre six villes du Canada. Leurs activités les mènent aussi ailleurs au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse.

Habitées d’un ardent désir de partager leur joie de connaître le Christ et son Évangile, les femmes de l’Opus Dei ont peu à peu élargi leur rayon d’action au Canada au fil des 60 dernières années. Activement engagées dans la nouvelle évangélisation tant souhaitée par le Pape François, et avant lui par Paul VI, saint Jean-Paul II et Benoît XVI, la majorité d’entre elles sont des surnuméraires.

Elles sont environ 500 réparties entre Montréal, Québec, Ottawa, Toronto, Calgary et Vancouver. Leurs activités les mènent aussi dans d’autres villes du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de la Nouvelle-Écosse.

Place à la créativité!

Décidées à répondre à l’appel de leur baptême au cœur du monde, elles visent simplement la sainteté, une amitié simple et profonde avec le Christ et avec leur entourage.

Chacune mène ses activités apostoliques en toute liberté et responsabilité, à l’écoute des autres et en respectant leurs convictions et leur conscience.

Place, donc, à la créativité! Ainsi naissent des initiatives personnelles qui répondent aux besoins de leurs amies et connaissances, et les amènent à découvrir à leur tour le secret d’une vie heureuse : une relation intime avec Dieu, toujours présent à leurs côtés, dans leur vie ordinaire.

« Il y a quelque chose de saint, de divin, qui se cache dans les situations les plus ordinaires, et c’est à chacun d’entre vous qu’il appartient de le découvrir », disait saint Josemaria, le fondateur de l’Opus Dei, en ajoutant : « Notre vie de tous les jours peut être un chemin vers la sainteté. »

Rester « branchée »

Voilà bien ce qui a attiré Bridget Bagshaw, une maman de neuf enfants, qui vit à Montréal et dont les parents étaient tous les deux surnuméraires : « J’ai été attirée par l’Opus Dei qui me disait que je pourrais devenir sainte sans changer de place, comme ça, dans ma vie d’épouse et de mère. Quand j’ai donné naissance à mon premier enfant, j’ai compris que j’étais responsable de son âme. Il fallait donc que je m’améliore! J’avais besoin de formation. »

Carlos, mari de Bridget, avec les premiers de la famille

Cette formation, Bridget l’a trouvée au fil des récollections, des retraites et des ateliers d’anthropologie, de philosophie et de théologie offerts aux surnuméraires par l’Œuvre. Une formation complétée par un accompagnement spirituel régulier, enrichi d’un plan de vie qui permet à chacune de rester « branchée » sur le Seigneur : messe quotidienne, prière personnelle, chapelet, lecture spirituelle.

« J’ai réalisé que Dieu a un plan pour chacun de nous. Le meilleur des plans. J’ai donc décidé de Lui faire confiance et de placer mon mariage et ma famille entre ses mains plutôt que de chercher à mener ma barque à ma manière », ajoute la Montréalaise qui a mis sur pied chez elle un « club » pour filles – un lieu de rencontre où chacune crée des amitiés tout en s’amusant (bricolage, théâtre, cuisine, etc.) et en recevant de petites causeries sur une vertu ou une autre.

Bridget et sa famile

Avec son mari, Bridget est aussi engagée depuis 20 ans comme modératrice de cours sur l’éducation des enfants offerts par l’organisme Famille, Développement et Éducation (FDE). « Karl et moi avons énormément profité de cette expérience, dit-elle. L’étude de cas simples et les échanges qui suivent nous ont beaucoup aidé à communiquer et nous avons vite compris que le plus important était notre relation de couple, avant même la relation avec nos enfants. Cela nous a aussi appris comment développer les vertus chez nos enfants. »

Le secret : l’amitié

Jackie Mackay et son mari Grant ont eux aussi agi comme moniteurs de sessions FDE. L’octogénaire de Québec, mère de huit enfants et grand-mère de 13 petits-enfants, a connu l’Opus Dei en 1960 et est devenue surnuméraire en 1966. « C’était après Vatican II, en pleine Révolution tranquille, se souvient-elle. En découvrant le lien entre ma foi et ma vie conjugale et familiale, j’ai choisi comme carrière celle d’épouse et de mère. »

Jackie

En plus d’approfondir ses connaissances sur la foi, Jackie a compris l’importance de se donner une formation humaine et culturelle solide. D’où son amour de la lecture sur des sujets très variés.

Elle a aussi trouvé dans l’Œuvre un soutien concret pour demeurer fidèle à Dieu et pour développer des valeurs et des vertus solides : « À part les vertus de foi, d’espérance et de charité, dit-elle, je crois que l’humilité restera toujours LA grande qualité. »

Autre découverte emballante : celle de sa responsabilité apostolique. « J’apprécie beaucoup l’amitié, conclut-elle. Il n’y a pas d’autre chemin pour amener les autres à Dieu. Je prie encore chaque jour pour mes amies; c’est essentiel pour être en lien étroit avec le Seigneur. Je L’écoute, Il m’écoute et me conseille... Puis je les conseille.