Brève biographie de Montse Grases (1941-1959)

18 ans de vie, culminant par un don total à Dieu, plein de joie et d'apostolat.

Sa vie


Marie Montserrat Grases García —Montse— naquit à Barcelone, le 10 juillet 1941. Elle était la deuxième des neuf enfants de Manuel Grases et de Manolita Garcia. Après ses études secondaires, elle intégra l’École Professionnelle de la Femme de la Région de Barcelone.

Elle aimait le sport, la musique, les danses populaires de son pays, la sardane, par exemple, et elle prenait aussi plaisir à jouer dans des pièces de théâtre.

Elle avait beaucoup d’amis. Ses parents lui apprirent à traiter le bon Dieu en toute confiance. C’est au cœur du foyer des Grases qu’elle forgea les traits essentiels de son caractère : la joie, la simplicité, l’oubli de soi, le souci pour le bien matériel et spirituel des autres.

Avec quelques camarades de son École, elle entourait les gens en situation précaire dans des quartiers pauvres de Barcelone et elle faisait la catéchèse aux enfants qu’elle gâtait avec des jouets, des friandises. Elle avait un tempérament vif et spontané, aux réactions parfois brusques que, d’après ses proches et ses professeurs, elle tâchait de maîtriser pour être aimable et joviale avec tout le monde.

Elle connut en 1954 l’Opus Dei, institution de l’Église Catholique fondée en 1928 par saint Josémaria Escriva de Balaguer, pour rappeler que tous les chrétiens sont appelés à être saints dans leur milieu familial et professionnel. Ses parents qui faisaient partie de l’Œuvre depuis quelques années déjà, l’aidèrent à consolider sa vie spirituelle et à lutter pour mieux vivre les vertus chrétiennes. Manolita encouragea sa fille Montse à fréquenter Llar, centre de l’Opus Dei, qui offrait aux jeunes filles une formation chrétienne et humaine.

Petit à petit, elle perçut que Dieu l’appelait sur ce chemin de l’Église et le 24 décembre 1957, après avoir prié et demandé conseil, elle sollicita son admission à l’Opus Dei. À partir de là, elle s’appliqua avec constance et détermination à chercher la sainteté dans sa vie quotidienne. Sa lutte ascétique s’appuyait tout d’abord sur la contemplation de la vie de Jésus, sur une piété eucharistique, sur la dévotion à la Sainte Vierge, sur une profonde humilité, sur l’attachement au service des autres. Ses matchs de basket ou de tennis étaient aussi une occasion de se tourner vers son prochain. Montse s’attacha à découvrir la volonté divine dans l’accomplissement de ses devoirs et dans soin, plein d’amour, des petits détails. Elle réussit à communiquer à beaucoup de ses proches et de ses amies la joie qu’elle avait à vivre tout près de Dieu.

En décembre 1957, elle commença à ressentir des douleurs dans la jambe gauche. Six mois plus tard, on découvrit que la cause en était un cancer du fémur (sarcome d'Ewing). Elle fut éprouvée par cette maladie, aux douleurs atroces, qu’elle endura sereinement et avec une grande force d’âme. Toute sa maladie durant, elle eut toujours une joie contagieuse et le souci de se faire des amis, issu de son amour pour les âmes.

Elle approcha ainsi de Dieu beaucoup de ses amies, de ses camarades de classe qui allaient la voir. Elle trouva Jésus et la Sainte Vierge dans cette souffrance. Ceux qui l’entouraient furent témoins de son union progressive à Dieu et de la façon dont elle transformait sa souffrance en prière et en apostolat, en sainteté, somme toute. L’une de ses amies assure que lorsqu’elle la voyait prier, elle touchait du doigt la proximité du Christ.

Elle mourut le 26 mars, Jeudi Saint en1959, peu avant ses 18 ans. Elle fut inhumée au cimetière Sud-Ouest de Barcelone. Beaucoup de personnes manifestèrent alors que sa vie avait été héroïque et exemplaire. Depuis lors, cette renommée de sainteté n’a fait que grandir progressivement non seulement en Espagne mais dans les cinq continents. En 1994, sa dépouille fut transférée à l’oratoire du Colegio Mayor Bonaigua, au n° 1 de la rue Jimenez Iglesias, à Barcelone. Beaucoup de monde s’y rend pour demander l’aide et l’intercession de Montse. On a aussi de très nombreux témoignages de faveurs et de grâces attribués à son intercession dont beaucoup sont accordés à des jeunes qui sollicitent Montse pour les aider en leurs besoins.