L'humilité

L’humilité est un bon chemin pour parvenir à la paix intérieure. « Il a dit : « apprenez de moi, qui suis doux et humble de cœur… et vous trouverez la paix pour vos âmes ». Nous vous présentons quelques textes de saint Josémaria sur l’humilité.

« La prière » est l'humilité de l'homme qui reconnaît en même temps sa profonde misère et la grandeur de Dieu, à qui il s'adresse et qu'il adore, de sorte qu'il attend tout de Lui et rien de lui-même.

« La foi » est l'humilité de la raison, qui renonce à son propre critère et qui se prosterne devant les jugements et l'autorité de l'Eglise.

« L'obéissance » est l'humilité de la volonté, qui s'assujettit à la volonté d'autrui, pour Dieu.

« La chasteté » est l'humilité de la chair, qui se soumet à l'esprit.

« La mortification » extérieure est l'humilité des sens.

« La pénitence » est l'humilité de toutes les passions, immolées au Seigneur.

— L'humilité, c'est la vérité sur le chemin de la lutte ascétique.

Sillon, 259

L'humilité, l'examen chrétien consistent d'abord à reconnaître le don de Dieu. Il s'agit de bien autre chose que de se contracter devant le cours que prennent les événements, que de se sentir inférieurs ou découragés devant l'histoire. Dans la vie personnelle, et parfois aussi dans la vie des associations ou des institutions, il peut y avoir des choses à modifier, et même beaucoup ; mais l'attitude à prendre, pour un chrétien, au moment d'affronter ces problèmes doit être avant tout de s'émerveiller devant la grandeur des œuvres de Dieu comparées avec la petitesse humaine.

Entretiens avec mgr Escriva

Laisse-moi te rappeler quelques signes évidents, entre autres, du manque d'humilité :

— penser que ce que tu fais ou dis vaut plus que ce que disent ou font les autres ;

— vouloir toujours avoir gain de cause ;

— discuter sans raison ou, quand tu as raison, insister avec entêtement et de manière désagréable ;

— donner ton avis sans qu'on te le demande et sans que la charité l'exige ;

— mépriser le point de vue des autres ;

— ne pas considérer que tes dons et qualités te sont prêtés ;

— ne pas reconnaître que tu es indigne de tout honneur et estime, même ceux qui viennent de la terre que tu foules et des choses que tu possèdes ;

— te citer comme exemple dans les conversations ;

— parler mal de toi-même, pour que l'on se fasse une bonne idée de toi ou que l'on te contredise ;

— t'excuser lorsqu'on te réprimande ;

— cacher à ton Directeur quelques fautes humiliantes, pour qu'il ne modifie pas la bonne opinion qu'il a de toi ;

— écouter avec complaisance ceux qui te louent, ou te réjouir que l'on ait bien parlé de toi ;

— t'attrister que d'autres soient plus estimés que toi ;

— te refuser à réaliser des tâches subalternes ;

— chercher à te singulariser ou désirer le faire ;

— glisser dans la conversation des paroles élogieuses à ton égard ou qui laissent entrevoir ton intégrité, ton intelligence ou ton adresse, ta réputation professionnelle... ;

— avoir honte parce que tu manques de certains biens...

Sillon, 263

Père, m'as-tu dit, j'ai à mon passif beaucoup, beaucoup d'erreurs.

— Je le sais, t'ai-je répondu. Mais Dieu

Notre-Seigneur sait tout, Lui aussi, et Il tient compte de cela. Il ne te demande que d'avoir l'humilité de le reconnaître et de lutter pour rectifier, afin que tu puisses Le servir mieux chaque jour, avec davantage de vie intérieure, avec une prière continuelle, avec piété et en employant les moyens adéquats pour sanctifier ton travail.

Forge