Récollection Août

Dans la touffeur du mois d’août dans la garrigue ou la légèreté des embruns bretons, notre vie chrétienne est tout autant en jeu que durant la vie trépidante de l’année scolaire… Dieu en effet nous y attend avec le même amour et le même désir de nous accueillir en son sein, et peut-être même beaucoup plus car il peut attendre de nous plus de disponibilité pour Lui et pour les autres…

Opus Dei - Récollection Août
Récollection août

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Introduction

Dans la touffeur du mois d’août dans la garrigue ou la légèreté des embruns bretons, notre vie chrétienne est tout autant en jeu que durant la vie trépidante de l’année scolaire (même lors de notre année spéciale de 2020 !)… Dieu en effet nous y attend avec le même amour et le même désir de nous accueillir en son sein, et peut-être même beaucoup plus car il peut attendre de nous plus de disponibilité pour Lui et pour les autres… ainsi notre Pape nous incite-t-il à regarder l’autre avant nous-même : « (…) il y a toujours une attitude que nous trouvons dans ce passage de l' Évangile, celle des deux disciples qui accouraient au sépulcre de Jésus le matin de la Résurrection (cf. Jn 20, 3-6). Le plus jeune arrive d’abord [Jean], et le plus vieux [Pierre], est derrière. Mais il y a toujours le respect d’attendre l’autre. Et il existe une antique règle médiévale pour les pèlerins, pour ceux qui faisaient les pèlerinages aux sanctuaires pendant le Moyen-âge — aujourd’hui aussi on les fait, pensons à Saint-Jacques-de-Compostelle par exemple — une règle qui dit: on doit marcher au pas de celui qui est le plus faible, de celui qui marche le plus lentement. « Non, moi je vais devant...». Non. Il faut aller au même pas. Comme l’a fait Jean: oui, il est arrivé le premier, mais il a attendu l’autre. C’est une très belle chose, que nous devons apprendre, comme humanité: aller au pas des personnes qui ont un autre rythme, ou au moins les prendre en considération et les intégrer dans notre rythme » et en cela nous avons tout notre entourage qui, sans le savoir, nous attend comme chrétien(ne) authentique. Ainsi « les vraies valeurs du sport sont particulièrement importantes pour affronter ce temps de pandémie et, surtout, la reprise difficile. Et c’est dans cet esprit que je vous invite à courir, ensemble, la course de la vie. »

Et Saint Josémaria nous apporte son expérience sur cette course : « Ne perdons jamais de vue qu'il ne saurait y avoir de fruit si auparavant il n'y a pas eu de semailles. Il est donc nécessaire de répandre généreusement la Parole de Dieu, de faire en sorte que les hommes connaissent le Christ et que Le connaissant, ils aient faim de Lui. Cette Fête-Dieu — fête du Corps du Christ, Pain de vie — est une bonne occasion pour méditer sur les différentes sortes de faim que l'on rencontre chez les gens: faim de vérité, de justice, d'unité et de paix. A ceux qui ont faim de paix nous répétons avec saint Paul: le Christ est notre paix, pax nostra. Ceux qui cherchent la vérité doivent nous faire rappeler que Jésus est le chemin, la vérité et la Vie. Quant à ceux qui aspirent à l'unité, nous les mettrons en présence du Christ qui prie pour que nous soyons consummati in unum, consommés dans l'unité. La faim de justice doit nous conduire à la source première de la concorde entre les hommes: être et se savoir enfants du Père, frères. » Ainsi, notre comportement, notre exemple marque le pas auprès de notre entourage qui attend sans le dire ou sans même le savoir, cohérence de vie chrétienne, exemple, véracité, faim de connaitre la volonté du Seigneur dans tous les événements de chaque jour…

Première Méditation :


Lecture spirituelle
Au choix :

homélie de Saint Josémaria : La sainte Vierge, cause de notre joie

ou

article : "L’âme danse - Fatigue et repos"


Examen de conscience

Acte de présence de Dieu

Juillettiste ou aoûtien ? qu’importe, sortons de notre torpeur de vacancier(e) pour aérer notre intérieur et prendre le temps de remettre un coup de neuf dans notre âme. Encore ? oui. Dieu notre Père nous accompagne et nous donne sa grâce pour recommencer à lutter et à aimer pendant ce mois d’août.

1. Qu’y a-t-il de plus reposant que de rencontrer une personne noble et sincère ! en ce qui me concerne, dois-je corriger en moi des attitudes peu soucieuses de la vérité ou trop indulgentes vis à vis de moi-même (« petits mensonges », cachotteries, péchés mignons) que je m’accorde en ces mois d’été ? est-ce que je me rends compte que je ne pourrai construire de véritables amitiés que sur les bases solides de la véracité et de la cohérence ?

2. Comment exiger de mes enfants, de mes ami(e)s qu’ils soient responsables si moi-même je concède trop rapidement à ma « faiblesse » des passes-droits sur des « choses de peu d’importance ». Est-ce que je suis décidé(e) à construire sur du roc ma propre sainteté en pensant à l’impact qu’elle a sur l’éducation de mes enfants et la qualité de mon amitié ? Mon indulgence est-elle quant à elle pleine de tact et d’affection vis-à-vis de mes enfants, de mes ami(e)s, de mon conjoint ?

3. Cette période estivale est-elle l’occasion de mettre dans le coup mes ami(e)s, mes enfants, mon conjoint pour bâtir des projets qui puissent avoir une influence chrétienne sur mon entourage, mon quartier, ma ville ? Ai-je véritablement foi en la grâce de Dieu et dans mes propres capacités pour entreprendre des projets ambitieux et positifs ?

4. « Nul ne peut servir deux maîtres » (Mt 6, 24). Est-ce que cette affirmation interroge mon comportement ? est-ce que mon cœur est dans les choses de Dieu ou bien je me contente de futilités pour alimenter mon âme ? Mes dépenses sont elles adaptées aux besoins, généreuses pour les autres et plus frugales en ce qui me concerne ?

5. Magnanimité. Mon cœur est-il magnanime ? Mon style de vie est-il magnanime ? Sobre en ce qui me concerne et généreux pour ceux qui sont dans le besoin ? Peut-on dire que dans mes dépenses, ma vie reflète la vie d’une personne qui fréquente le Christ ? Mes enfants sont-ils encouragés par ma grandeur d’âme habituelle ?

6. Peut-on dire de moi que mon comportement pendant les vacances est chrétien ? sais-je renoncer à des divertissements futiles ou inappropriés pour un enfant de Dieu en sachant proposer en même temps des alternatives attrayantes et sympathiques à ma famille et à mon entourage ? Est-ce que « je mets dans le coup de la bonne humeur » mon Ange gardien et la Vierge Marie ?

Acte de contrition

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de t’avoir offensé parce que tu es infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce, de ne plus t’offenser et de faire pénitence.

Lecture de l'évangile

évangile commenté : La multiplication des pains et des poissons

Deuxième Méditation :


Récitation du chapelet

"Mon expérience de prêtre me dit que chaque âme a un chemin qui lui est propre. Toutefois, cher lecteur, je vais te donner un conseil pratique qui, si tu le suis avec prudence, ne gênera pas en toi l’action du Saint-Esprit : arrête-toi quelques secondes — trois ou quatre — pour une méditation silencieuse, en considérant chaque mystère du chapelet avant de réciter le Notre Père et les Je vous salue Marie de chaque dizaine. Je suis sûr que cette pratique augmentera ton recueillement et rendra plus fructueuse ta prière." Saint Josémaria, Rome, le 8 septembre 1971

Voici un guide pour la prière du Rosaire : eBook - comment réciter le chapelet
Vous pouvez le faire seul, ou avec les personnes qui vous accompagnent.

N'oubliez pas de mettre des intentions :

  • Pour les intentions du Pape.
  • Pour nos aînés et les personnes plus vulnérables.
  • Pour les autorités, les médecins, les infirmières, les bénévoles et tout le personnel de santé.
  • Pour le rétablissement de la santé des personnes malades et touchées par l'épidémie.
  • Pour ceux qui sont morts de cette épidémie.
  • Pour ceux qui se sentent appelés par Dieu à donner tout leur cœur.
  • Pour que ce moment de quarantaine soit une occasion de se rapprocher du Seigneur.
  • Pour que, à cette époque, nous puissions redécouvrir les choses qui comptent vraiment dans notre vie.
  • Pour ceux qui sont économiquement touchés par cette crise.
  • Pour que ces journées soient l'occasion de retrouver les moments de prière en famille.
  • Pour que dans les familles, pendant cette période de confinement, nous gardions le moral et la bonne humeur face aux tensions et sachions recommencer en demandant souvent pardon.

Mystère Douloureux ou autres mystères

Prière du pape