Élection de mgr Alvaro del Portillo, premier successeur de saint Josémaria

Trois mois après le décès de saint Josémaria, le 26 juin 1975, don Alvaro del Portillo fut choisi pour succéder au fondateur de l’Opus Dei.

Récits

Trois mois après le décès de saint Josémaria, le 26 juin 1975, don Alvaro del Portillo fut choisi pour succéder au fondateur de l’Opus Dei.

Cette élection à l’unanimité de don Alvaro le 15 septembre ne surprit personne : « Vous avez voulu, dit-il aux électeurs, mettre le poids de l’ Œuvre sur les épaules de ce pauvre homme — je sais bien que je ne vaux rien, ne puis rien, ne suis rien—, vous l’avez fait parce que vous connaissiez que j’étais celui qui avait passé le plus de temps près de notre Père et que vous cherchiez la continuité. Vous n’avez pas voté pour Alvaro del Portillo mais vous avez élu notre Père. » Don Alvaro del Portillo avait rencontré le fondateur en juillet 1963 et depuis il avait été toujours à ses côtés.

Le 15 septembre 1975, peu avant 13h, il descendit à la crypte de Sainte-Marie-de-la-Paix : ce fut sa première visite à la sépulture de saint Josémaria après avoir été élu. Lorsqu’il entra, ceux qui y étaient se mirent respectueusement debout. Don Alvaro leur montra la sépulture d’un geste de la main. Il se mit à genoux et ajouta : c’est toujours le patron qui commande. Et le patron est bien là. Demandez-lui de diriger l’Œuvre du haut du Ciel et que ses successeurs ne soient que des instruments à lui, et rien d’autre. »

Mgr Alvaro del Portillo évoqua très souvent, en se réjouissant — ce sont ses propres termes— le conseil reçu du Pape Paul VI lors de la première audience privée après le décès de mgr Escriva: “Après m’avoir demandé la fidélité la plus absolue à son esprit, il me dit plein d’assurance et de joie: dès que vous aurez à résoudre une affaire, mettez-vous en présence de Dieu et demandez-vous : comment le Fondateur agirait-il ? et agissez en conséquence. »

Mgr Xavier Echevarria, prélat actuel de l’Opus Dei, résumait ainsi, le 23 mars 1994, le travail de don Alvaro à la tête de l’Opus Dei :

« Ce fut une période formidable, une merveilleuse aventure, pour bien des raisons. Il s’agissait de prendre le témoin des mains d’un saint et il releva ce défi, si je puis m’exprimer ainsi, pour le porter avec l’allant, le rythme et la force qu’avait toujours eus notre fondateur. »

Lire encore : Salvador Bernal, Recuerdo de Alvaro del Portillo, Prelado del Opus Dei, Ediciones Rialp. Madrid 1996