Paris : Vendredi 25 et Samedi 26
Sommaire
Samedi 26
Dimanche 27
- Rencontre avec les évêques de France
- Messe sur l'esplanade du sanctuaire de Lourdes
- Rencontre avec les malades de l'Accueil Notre-Dame
- Prière du Rosaire et procession aux flambeaux
Samedi 26. Prière devant la grotte de Massabielle, à Lourdes
Samedi, à la tombée de la nuit, l’avion qui ramenait le Pape de Paris a atterri à 19 h à l’aéroport de Tarbes-Lourdes et les cloches de la ville pyrénéenne se sont mises à sonner. En route vers le sanctuaire, Léon XIV s’est arrêté pour saluer la foule et, depuis un pont sur le Gave rebaptisé pour l’occasion « Pont Léon XIV », il a béni une statue tandis qu’une chorale chantait.
Les voix qui entonnaient l’« Ave Maria » ont cédé la place au silence lorsque le Souverain Pontife s’est agenouillé devant la grotte de Massabielle, là où, en 1858, sainte Bernadette avait vu pour la première fois la « Dame en blanc ».
Comme tout pèlerin, il a touché le rocher de la grotte et bu l’eau de la source, accomplissant ainsi la demande que la Vierge avait adressée à Bernadette : « Va boire à la source et lave-toi là-bas. »
Il a ensuite adressé une prière solennelle à Notre-Dame de Lourdes pour la France. Il a demandé pour son peuple « le don de la concorde fraternelle » et une société « qui bannit toute violence et toute haine », où chacun puisse « travailler, fonder une famille et vivre pleinement sa vie jusqu’à la fin ». Il a prié pour des dirigeants « sages et généreux », capables de défendre les droits de l’homme et de rejeter « à jamais la logique de la guerre ».
Dans la dernière partie, il a confié à la Vierge les familles chrétiennes, les vocations et, tout particulièrement, « les personnes malades et celles qui souffrent » ainsi que ceux qui les accompagnent, venus à Massabielle pour y trouver force et guérison. Après avoir confié les défunts à la Vierge, la visite s’est achevée par un geste de profonde vénération réservé aux pontifes : l’offrande d’une rose d’or à Marie.
Lisez la prière complète ici.
Dimanche 27 : Rencontre avec les évêques de France
La troisième journée a débuté à Lourdes par une rencontre privée avec les évêques français. Avant de commencer, le pape s’est arrêté devant une sculpture représentant un enfant en pleurs, symbole des victimes d’abus.
Le pape Léon XIV a encouragé les pasteurs à ne pas céder au découragement malgré les erreurs du passé : « Relevez-vous avec espérance, et ne vous lassez pas d’annoncer l’Évangile. » Il a réaffirmé la place de l’Église dans le débat public — une voix qui « même si elle n’est pas toujours entendue, est attendue » et « nécessaire » — et a appelé à défendre sa liberté d’évangéliser et d’éduquer dans le cadre de la laïcité française.
« Relevez-vous avec espérance, et ne vous lassez pas d’annoncer l’Évangile»
Concernant les abus sur mineurs, il a salué les mesures adoptées et a appelé à poursuivre sur la voie de l’écoute, de la vérité, de la justice et de la réparation « en faisant preuve de la plus grande vigilance ».
Le Pape a placé la famille au cœur de l’avenir de la société, rappelant que c’est au sein du foyer que « l’on apprend à vivre ensemble, à respecter l’autre, à se donner de manière désintéressée ». Fort de cette conviction, il a conclu son message par un vœu explicite : « Que Jésus vive pleinement dans les familles catholiques de France ! ».
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Dimanche 27 : Messe sur l'esplanade du Sanctuaire de Lourdes
Environ 100 000 fidèles, dont de nombreux malades en fauteuil roulant accompagnés par des bénévoles, ont envahi dès l'aube la prairie du sanctuaire de Lourdes, au bord du Gave et face à la grotte, pour la messe dominicale.
Dans son homélie, le pape Léon XIV est revenu au cœur du message que la Vierge a confié à sainte Bernadette : la conversion. Il a évoqué le triple « Pénitence ! » prononcé à Massabielle et a expliqué qu’il s’agissait d’« une œuvre inspirée par l’amour ».
Lourdes, le lieu où « aucune fragilité n’est rejetée »
Il a également rappelé une autre phrase de Marie à Bernadette qui déconcerte une société centrée sur le bien-être : « Je ne te promets pas que tu seras heureuse dans ce monde, mais dans l’autre. » Face aux courants qui prétendent redéfinir la valeur de la vie face à la maladie ou à la vieillesse, il a présenté Lourdes comme le lieu où « aucune fragilité n’est rejetée ». Il a assuré aux malades que leurs fauteuils roulants et leurs larmes cachées « ne sont pas des obstacles », et que leur rôle dans l’Église est irremplaçable.
« Vous ne quitterez pas Lourdes tels que vous êtes arrivés : vous repartirez en tant que missionnaires de l’espérance »
À tous les pèlerins, il a déclaré : « Vous ne quitterez pas Lourdes tels que vous êtes arrivés : vous repartirez en tant que missionnaires de l’espérance ».
Avant l’Angélus, il a rappelé que dans cette grotte, la Vierge était apparue avec un chapelet à la main, et il a invité toutes les communautés chrétiennes à le prier pendant le mois d’octobre afin que « les guerres cessent et que la paix soit rétablie entre les peuples en conflit ».
Lisez l’homélie complète ici.
Dimanche 27 : Rencontre avec les malades de l'Accueil Notre Dame
Dans l’après-midi, Léon XIV s’est rendu à l’Accueil Notre-Dame, la maison du sanctuaire dédiée à l’accueil et à la prise en charge des pèlerins malades, afin de partager un moment de proximité avec eux et leurs accompagnateurs.
le regard de Marie contemple chaque être humain « comme une personne unique »
« sa dignité ne se mesure ni ne se discute ».
S’inspirant de la scène de l’Annonciation — thème pastoral du sanctuaire cette année —, le Souverain Pontife a axé son message sur le regard de Marie, qui contemple chaque être humain « comme une personne unique » et affirme que « nul n’est invisible aux yeux de Dieu ». C’est sur cette certitude qu’il a fondé la valeur inaliénable de tout individu, rappelant que l’on est « digne » par « le simple fait d’exister et d’avoir pour but l’éternité ». Une condition sur laquelle il s’est montré catégorique : « sa dignité ne se mesure ni ne se discute ».
« nul n’est invisible aux yeux de Dieu »
Conscient des situations marquées par des souffrances « parfois terribles », il s’est clairement positionné dans le débat sur la fin de vie en rejetant « la tentation de mettre fin à la vie sous prétexte d’une fausse compassion », soulignant que « ce qui est légal n’est pas nécessairement moral ».
« En prenant soin des corps, vous prenez aussi soin des âmes »
S’adressant aux médecins, infirmiers, brancardiers et bénévoles, il a défini le cœur de leur vocation : « prendre soin d’une personne qui souffre, et non l’éliminer ». Après avoir appelé à promouvoir les soins palliatifs et à « accompagner avec tendresse les malades » — ce qui fait la particularité de Lourdes —, il leur a lancé un appel ferme : « Soyez des serviteurs passionnés de la vie ! ». Il a également mis en valeur leur dévouement quotidien par une réflexion qui ennoblit leur travail : « En prenant soin des corps, vous prenez aussi soin des âmes ».
Pour conclure cette rencontre, le Pape a adressé quelques mots aux malades : « Vous n’êtes pas un fardeau, vous êtes le cœur battant de notre humanité et un trésor précieux pour l’Église ».
Lisez le discours complet ici.
Dimanche 27 : Prière du Rosaire et procession aux flambeaux
Dimanche soir, le sanctuaire s’est paré de petites lumières. Des milliers de pèlerins, dont beaucoup de malades sur des civières ou en fauteuil roulant, ont défilé, une bougie à la main, tout en priant le Rosaire avec le Pape, répondant ainsi à ce que la Sainte Vierge avait demandé à sainte Bernadette : de venir là en procession.
« Les souffrances du moment présent ne sont pas comparables à la gloire qui nous sera un jour révélée. »
Le Pape Léon XIV a évoqué cette lumière comme le signe d’une espérance qui ne s’éteint pas, même face à la maladie. Il s’est adressé tout particulièrement aux malades et leur a laissé en souvenir quelques paroles de saint Paul : « Les souffrances du moment présent ne sont pas comparables à la gloire qui nous sera un jour révélée. »
en Marie, l’Immaculée, « tout recommence, tout redevient possible »
Il a rappelé qu’en Marie, l’Immaculée, « tout recommence, tout redevient possible », et, avec saint Bernard, il l’a présentée comme une étoile pour celui qui se sent perdu : « Si tu l’invoques, tu ne peux pas désespérer ». À la fin, il a demandé que la lumière que chacun tenait à la main « ne s’éteigne jamais » dans sa vie.
Lisez le discours complet ici.