Covid-19: le Prélat de l'Opus Dei écoute des témoignages de professionnels de la santé d'Afrique, Europe et Amérique

Mgr Fernando Ocáriz a pris part à la deuxième édition d'une série de colloques organisés par Harambee Africa International, dans lesquels des professionnels de la santé d'Afrique et d'autres continents échangent des expériences sur les défis que la pandémie leur impose.

Nouvelles R.D. du Congo

Pour la rencontre du 30 juin, le sujet a été "Les réponses chrétiennes à la pandémie" Huit professionnels de l'Argentine, la Côte d'Ivoire, l'Espagne, l'Italie, le Nigéria et la République Démocratique du Congo ont dialogué, réunis par l'ONG Harambee-Africa International.

"VOUS AVEZ TRANSMIS L'AMOUR DE DIEU À DE NOMBREUX MALADES ET LEURS FAMILLES "

"Merci pour vos réflexions et vos informations -a dit le Prélat dans son intervention à la fin du colloque- et merci spécialement pour votre travail au service des malades et de leurs familles. Beaucoup de choses peuvent être apprises en écoutant vos expériences. Il est clair que vous avez cherché la santé corporelle des malades, qui est très importante, mais vous avez aussi apporté de la dignité à tant de personnes, vous avez transmis l'amour de Dieu à de nombreux malades et à leurs familles".

Des participants de plusieurs continents ont partagé leurs expériences.

Pour la Côte d'Ivoire c'est la Docteur Rose Segla, gynécologue du Centre Médico-Social Walé, de Yamoussoukro, qui est intervenue.

La neurologue María Sánchez-Carpintero s'est conectée depuis l'Hôpital Universitaire Infanta Elena, de Madrid, l'un des premiers centres publics d'Espagne qui ont reçu des malades de la Covid-19, où elle est médecin.

"Nous n'abandonnerons jamais les patients"

Ito Diejomaoh est le directeur du Niger Foundation Hospital d'Enugu (Nigeria).

Pour l'Italie, le pays européen le plus touché au commencement de la pandémie, a parlé Felice Agrò, directeur de l'Unité Covid-19 du Policlínico Universitario Campus Bio-Medico de Rome.

Depuis l'Argentine a pris la parole Rafael Aragón, qui a promu la création d'un Hospital Solidario Covid Austral, annexé à l'Hôpital Universitaire Austral, pour accueillir des patients du coronavirus qui n'ont pas accès à des soins de santé par manque de ressources financières.

De la République Démocratique du Congo a participé la docteur Nicole Muyulu, infirmière de formation et enseignante à l'Institut Supérieur en Sciences de la Infirmières (ISSI) de Kinshasa.

Ana María Pérez Galán représentait l'équipe de direction de Laguna, le plus grand hôpital spécialisé en soins palliatifs d'Espagne et le deuxième d'Europe, né en 2002 à l'occasion du centenaire de saint Josémaria Escrivá.

De Kinshasa (République Démocratique du Congo) a participé aussi le docteur René Lumu Kambala, père de six enfants, spécialiste en médecine des urgences et actuellement directeur du Centre Hospitalier Monkole.

Mgr Fernando Ocáriz, prélat de l'Opus Dei, écoute des récits des participants.

Dans sa salutation finale, Mgr Fernando Ocáriz a mentionné l'expression qu'utilisait saint Josémaria -dont le message inspire l'ONG Harambee- lorsqu'il disait: "Je vois bouillir en vous le Sang du Christ! ". Pour le Prélat, c'est là que se trouve la racine du service désintéressé du chrétien: "Voir le Christ chez l'autre, chez le malade, dans sa famille, dans chaque personne avec laquelle nous entrons en contact".

"Pendant que vous parliez venait à mon esprit la réflexion du Pape François lors de ce moment extraordinaire de prière pour la pandémie le 27 mars dernier, lorsqu'il nous rappelait que nous sommes tous dans la même barque, fragiles mais importants et nécessaires, ayant besoin de nous conforter mutuellement". Tous importants parce que "chaque personne est l'image du Christ".