Catéchèse. Les documents du Concile Vatican II IV. Constitution Gaudium et spes 6. L'engagement pour la famille dans la société d'aujourd'hui (GS, 47-52)
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La première chose que je voudrais vous dire, c'est merci ! Merci pour le soutien à travers vos prières. Merci à Dieu pour sa générosité. Renouvelons tous notre confiance en la bonté et en la miséricorde de Dieu.
La Constitution pastorale Gaudium et spes (GS) du Concile Vatican II, après avoir exposé, dans sa première partie, la dignité de la personne et sa vocation dans le monde, aborde, dans la seconde partie, « fort de la lumière de l’Évangile et de l’expérience humaine », certains problèmes contemporains parmi les plus urgents (cf. GS, 46). L’attention se concentre en premier lieu sur le mariage et la famille, dans la conviction que « le bien-être de chaque personne et celui de la société tant humaine que chrétienne est étroitement lié à la prospérité de la communauté conjugale et familiale. » (GS, 47).
À cette fin, il ne s’agit pas simplement de réaffirmer ses valeurs et ses fins, mais de proposer une conception renouvelée du mariage cette « communauté intime de vie et d'amour conjugal » (GS, 48). En intégrant la dimension juridique du mariage comme contrat, le fondement de cette union est reconnu dans le « pacte conjugal », compris comme « l’acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement » (ibid.). Le don réciproque de l’homme et de la femme, tel qu’ « ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6), motive l’exigence de la « pleine fidélité » et de l’« unité indissoluble » des époux, trouvant une expression vivante dans la procréation et l’éducation des enfants (cf. GS, 48). Reflet de la Trinité divine, l’amour conjugal et parental, à travers le sacrement du mariage, est « soutenu et enrichi par la force rédemptrice du Christ », afin que les époux puissent s’aimer l’un l’autre « comme lui-même a aimé l’Église et s’est livré pour elle » (ibid.).
Après avoir éclairé la réalité du mariage à la lumière de l’amour du Christ, qui est la vérité de l’amour humain et divin, Gaudium et spes porte son attention sur l’amour conjugal et la fécondité matrimoniale. Sans se limiter à l’attrait érotique, qu’il intègre pourtant en soi, l’amour conjugal engage toute la volonté des époux, ravivant les sentiments de leur âme et s’exprimant par des sentiments et des gestes de tendresse (cf. GS, 49). Englobant le bien de toute la personne de l’homme et de la femme, égaux en dignité, cet amour imprègne toute la vie des époux, trouvant son expression dans les actes propres au mariage (cf. ibid.). Tout en signifiant l’amour intégral de personne à personne, l’intimité singulière des époux favorise leur don mutuel et enrichit leur joie réciproque (cf. ibid.).
La fécondité de l’amour conjugal s’exprime en outre dans la procréation des enfants, « le don le plus excellent du mariage » (GS, 50). En transmettant et en éduquant la vie humaine, qui ne doit jamais être rejetée, les époux deviennent « des coopérateurs de l’amour du Dieu Créateur et comme ses interprètes » (ibid.). Appelés à cette responsabilité humaine et chrétienne, ils sont tenus de se laisser guider par un jugement droit concernant leur bien et celui de leurs enfants, déjà nés ou à naître. Un tel jugement, que les époux eux-mêmes doivent, en dernière analyse, formuler devant Dieu, exige que leur conscience se conforme à la loi divine, interprétée par le Magistère de l’Église à la lumière de l’Évangile (cf. ibid.).
La valorisation de la communion d’amour et de la fécondité procréative dans le mariage conduit le Concile à exclure qu’il puisse y avoir « une véritable contradiction entre les lois divines qui régissent la transmission de la vie et celles qui favorisent l’amour conjugal authentique » (GS, 51) et à affirmer, au contraire, que « lorsqu’il s’agit de concilier l’amour conjugal avec la transmission […] de la vie », il faut « préserver, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme » (ibid.). Il en découle à la fois que « la vie, une fois conçue, doit être protégée avec le plus grand soin », en évitant « l’avortement et l’infanticide » ; et que « les actes propres à la vie conjugale, ordonnés selon la véritable dignité humaine, doivent être respectés avec une grande estime » (ibid.).
L’enseignement de Gaudium et spes sur la communauté conjugale et familiale met ainsi en évidence la fonction sociale de la famille, définie comme « une école d’enrichissement humain » et « le fondement de la société » (GS, 52), en rappelant à tous ceux qui assument des responsabilités sociales, notamment dans les domaines politique et culturel, le devoir de « promouvoir les valeurs du mariage et de la famille » (ibid.).
Très chers amis, cet engagement est plus urgent que jamais. L’Église en est bien consciente, comme en témoigne la sollicitude pastorale des Papes qui se sont succédé depuis le dernier Concile, jusqu’à la double Assemblée synodale voulue par le pape François, sur laquelle sont revenus, ces derniers jours, les chefs des Églises catholiques orientales et les présidents des conférences épiscopales. Que la Sainte Famille de Nazareth nous éclaire sur notre chemin et protège les familles du monde entier.
source : vatican.va
