Avec son humour irlandais

Helen Ryan, du Canada, est décédée paisiblement à Vancouver. Amie fidèle, elle savait rendre la vie agréable avec son sens de l’humour irlandais.

Le 6 janvier 2021, Helen Ryan est décédée paisiblement à l’Hôpital Général de Vancouver après un grave ACV subi cinq semaines plus tôt.

Née à Dublin, en Irlande, le 25 février 1930, Helen aimait les animaux et voulait devenir vétérinaire. Or sous l’encouragement de sa mère, elle s’orienta en architecture. Ses études terminées, elle a travaillé quelques années à Londres, où elle a connu l’Opus Dei par l’intermédiaire d’une amie. Mais ce ne fut que des années plus tard, après avoir traversé l’Atlantique pour trouver un emploi à Montréal, qu’elle a commencé à participer à des activités offertes par l’Opus Dei. Cette fois-ci, c’est un dessinateur au travail qui a servi d’intermédiaire. Elle demandait à faire partie de l’Opus Dei en 1963, à peine quelques années après le début du travail apostolique au Canada.

Tout en travaillant à temps plein dans des cabinets d’architectes, Helen a prêté main forte à la construction et à la rénovation de plusieurs centres de l’Opus Dei au pays. Au début des années 1970, elle a joué un rôle essentiel dans la construction du centre provisoire de formation en gestion hôtelière du Manoir de Beaujeu. Deux décennies plus tard, elle collaborait aux travaux de La Tourelle, bâtiment connexe au Manoir. Pendant ces travaux, elle vivait au centre de formation en gestion hôtelière du Manoir pour se rendre disponible, comme toujours, et répondre à quelque besoin que ce soit. Un jour, le chef de l’entreprise de construction l’a surprise à faire la vaisselle et s’est exclamé que c’était la première fois qu’il voyait un architecte responsable de projet faire la vaisselle à la maison.

En 1982, Helen déménageait à Toronto pour ouvrir le premier centre de l’Opus Dei dans la capitale ontarienne. Elle poursuivait son travail d’architecte, se gagnant l’estime et l’amitié de ses collègues.

En 1997, après avoir pris sa retraite, Helen partait pour Vancouver en vue d’aider à ouvrir le premier centre de l’Opus Dei dans l’Ouest canadien. Toujours passionnée par l’architecture, elle mit sa touche en collaborant avec l’architecte de l’oratoire et en supervisant d’autres rénovations. On pouvait la voir étudier le plan de la maison qu’elle avait élaboré elle-même avec une collègue et amie.

Effectivement, en amie fidèle qu’elle était, Helen a maintenu sa correspondance jusqu’à sa mort. Quelques jours avant son décès, une ancienne collègue de Toronto rendue aussi à Vancouver commentait au cours d’une visite que Helen se distinguait par sa constance et sa loyauté. Également, la filleule de Helen, des États-Unis, sans nouvelles depuis un certain temps, l’a rejointe pour prendre de ses nouvelles. C’était tout juste après son ACV. Depuis, ses appels se succédaient pour suivre l’état de santé de sa marraine. Sa belle-sœur et sa nièce en ont fait autant et lui envoyaient des messages audios à l’hôpital.

Helen était toujours attentive aux autres et avec son humour irlandais, savait rendre la vie agréable Sa réplique aisée en a fait rire plus d’un.

Pendant ses semaines d’hospitalisation, Helen s’est dévouée joyeusement à ses visiteurs et à sa vie de prière habituelle. Malgré une forte douleur et beaucoup d’inconfort, elle laissait transparaître son humour dans ses gestes et ses expressions faciales. De jeunes visiteuses, étudiantes universitaires et du secondaire, une jeune infirmière qui lui faisait chaque semaine la lecture à la maison, repartaient édifiées par sa force et sa sérénité.

Helen attendait normalement que le soleil sorte pour faire sa promenade quotidienne. L’après-midi du 6 janvier 2021, par un soleil radieux qui baignait sa chambre de lumière, elle a fait sa dernière promenade, vers le ciel, cette fois.