Voyage du Prélat de l’Opus Dei en Amérique centrale

Mgr Xavier Echevarria a achevé au Panama son voyage pastoral à travers l’Amérique centrale. Il a pu rencontrer des milliers de personnes au Guatémala, au Honduras, au Salvador, au Nicaragua et au Costa Rica.Voici un aperçu de quelques beaux moments de ce voyage.

Opus Dei - Voyage du Prélat de l’Opus Dei en Amérique centrale

A SAN JOSÉ (COSTA RICA)

Le dimanche 3 août au centre Eventos Pedregal, le prélat a rencontré un millier de personnes, et, selon son habitude, a répondu aux questions des assistants..

Il a commencé en racontant, plein d'affection et de simplicité, qu'au moment de planifier ce voyage en Amérique centrale, il n'avait pas réalisé qu'il serait au Costa Rica le jour de Notre Dame des Anges, la patronne du pays. Il a alors proposé aux personnes présentes de se demander sincèrement: «et nous, que faisons-nous pour la Negrita? (c'est le surnom affectueux donné dans le pays à la Vierge des Anges). «Il ne s'agit pas seulement d'aller demander des choses à la Vierge ou de la remercier, mais de savoir ce que nous faisons vraiment pour elle, pour la remercier de s'occuper de nous constamment» a-t-il ajouté.

Il a également encouragé les assistants à la réunion à «ne pas se contenter d'aller à la messe seulement les dimanches. Essayons de le faire plus fréquemment, parce que le Seigneur nous attend dans l'Eucharistie tous les jours ».

Commentant l'Évangile de la messe du jour, et du passage où Jésus invite ses disciples à «ramasser ce qui reste», il a fait remarquer: «Nous pouvons considérer que Jésus le fait pour que nous vivions la pauvreté; parce que beaucoup de nos frères vivent avec le minimum vital».

Jean José a raconté au Père qu'il était né au Costa Rica mais était d'origine libanaise. Il soutient le développement du projet Saxum (en Terre Sainte) et a demandé comment cette initiative, née pour répondre à un désir de saint Josémaria et en mémoire de Don Alvaro, pouvait collaborer à apporter la paix dans cette terre bénie d'Israël. Le Père lui a répondu que, tout en réalisant son voyage, il n'avait cessé de prier pour ces événements, «en suivant les nouvelles sur Israël et Gaza et très uni à la prière du Pape qui est lui aussi en train de prier pour la paix dans cette partie du monde». Il s'est ensuite étendu davantage sur le projet Saxum et sur le grand bien que pourrait faire son rayonnement.

Alicia, Nicaraguayenne installée en Costa Rica, a raconté sa vie dans ce pays où elle travaille comme aide à domicile. Comment elle y a rencontré Dieu, appris à rechercher la sainteté au milieu de ses activités ordinaires et ce que cela avait changé dans sa vie. Elle a commenté que beaucoup de gens pensent que l'Opus Dei est pour des gens riches, mais qu'elle était bien placée elle même pour savoir que c'était aussi pour les gens pauvres! Elle a demandé au Père de redire que l'Opus Dei s'adressait à tous.

Le père lui a répondu en rappelant que l'Opus Dei «était née parmi les pauvres et les malades et parvenait dans tous les coins du monde; pas seulement dans les contrées pauvres, mais aussi à New York ou à Londres, par exemple, puisque partout il y a des personnes qui ont besoin de Dieu ». « Il y a beaucoup de gens dans l'Opus Dei qui n'ont pas de ressources et même ainsi donnent tout, c'est-à-dire leur propre vie…» a-t-il souligné.

Il a pris l'exemple de la première femme de l'Opus Dei, une indigente qui s'était approchée de saint Josémaria pour lui demander l'aumône. Comme il n'avait rien à lui donner, celui-ci lui avait donné la bénédiction et lui avait demandé de prier pour une intention spéciale. Des années plus tard il l'avait retrouvée dans un hôpital pour les pauvres et lorsqu'il lui avait demandé ce qu'elle y faisait, elle a répondu qu'elle offrait sa vie pour cette intention. Il s'agissait ni plus ni moins du futur travail de l'Opus Dei dans le monde.

Ensuite est intervenu Ramiro, responsable avec sa femme d'une association d'orientation familiale. Il a demandé au Père de prier pour qu'ils sachent encourager beaucoup de gens à bien s'occuper de leur famille, noyau fondamental de la société et de l'Eglise. Le Père a invité les époux à ne pas tarir les sources de la vie. «Ne nous laissons pas imposer ce qui n'est pas bon pour nos familles. Le mariage est contracté entre un homme et une femme, il est indissoluble et ouvert à la vie. »

Gloria, journaliste et mère de famille, a raconté au Père qu'ils avaient reçu le cadeau de la vocation de leur fils à l'Opus Dei. Inspirée par le livre sur la vie de don Alvaro «Un homme fidèle», elle a demandé au Père de parler de la fidélité dans l'engagement. Le père lui a répondu que «la vocation est un don de Dieu- pas seulement dans l'Opus Dei-! C'est comme si Dieu lui-même disait à ta fille ou à ton fils : je compte sur toi, je veux me servir de toi

Basilique de la Vierge des Anges (Costa Rica)

Comme au cours de son premier voyage au Costa Rica en janvier 2000, le prélat a voulu rendre visite à la « Negrita », comme l'appellent ici affectueusement les habitants. Mgr Ulloa et le Père se sont recueillis un bon moment devant le Saint Sacrement, avant de se rendre au presbytère de la Basilique pour s'agenouiller devant la statue de la Negrita

À sa sortie un bon nombre de gens, venus participer à diverses activités organisées pour la fête de la Vierge, se sont approchés pour saluer le Père et lui demander de se prendre en photo avec lui. Quelques jours plus tard le prélat a raconté combien il avait été touché par la piété de tant de personnes qui accourent auprès la Vierge des Anges.

Le projet éducatif SURI (Costa Rica)

Le prélat est arrivé au Costa Rica où il a réalisé une large catéchèse, entre le 30 juillet et le 3 août Il a visité, entre autres, le projet SURI, un centre éducatif pour filles et femmes situé à Pavas, àl'ouest de la province de San José

Dans cette zone, pendant les années 60, le développement résidentiel et industriel a laissé sans emploi les familles rurales qui vivaient de la récolte du café. Les femmes durent alors essayer de trouver des ressources pour subvenir aux besoins de leur famille.

C'est ainsi qu'un groupe de femmes a décidé de les appuyer en organisant des formations dans le domaine artisanal, complété par des cours de formation chrétienne et de développement humain.

En 1974, l'Institut Professionnel Féminin, un collège secondaire pour les filles de cette première génération de femmes, ouvre ses portes. L'instruction technique de la femme adulte continue à fonctionner dans les locaux de l'Institut. En l'espace de 50 ans, ce sont plus de 30 000 femmes qui ont pu y recevoir une formation. SURI est un projet social dont les élèves sont boursières pour la plupart, grâce à de nombreux dons.

Managua (Nicaragua)

Le 28 juillet le prélat de l'Opus Dei est arrivé au Nicaragua pour commencer la seconde partie de son voyage en Amérique centrale. L'Opus Dei y a commencé son travail apostolique en 1992 et depuis lors encourage différentes initiatives de formation humaine et d'assistance à travers tout le pays.

Le 29 juillet, environ 900 personnes ont pu assister à une réunion avec le prélat. Il a commencé cet échange avec les familles présentes en disant se sentir nicaraguayen et en affirmant:«depuis que je suis arrivé, j'ai prié pour vous et avec vous». Il a encouragé les assistants à«se sentir dans l'obligation d'aider tout le monde». Plusieurs personnes ont ensuite pu lui poser des questions sur divers aspects de la vie chrétienne.

Mireilla, mère de famille, lui a demandé comment éviter que le matérialisme affecte l'éducation des enfants. Xavier Echevarria l'a encouragée à apprendre à ses enfants «l'importance de réaliser les besoins des personnes qui nous entourent et de ne pas se laisser dominer par les caprices, au lieu de vivre attentif aux nécessités des autres»

le prélat a rappelé "Nous ne pouvons pas aller à la périphérie si nous abandonnons le lieu où Dieu nous a placés"

Pierre, un jeune professionnel a demandé comment mieux servir l'Eglise et le pape. Le Père a rappeléque le pape insiste pour que nous fassions d'abord très bien les choses que nous avons entre les mains. Nous ne pouvons pas aller à la périphérie si nous abandonnons le lieu où Dieu nous a placés. Puis le Père l'a encouragé à s'intéresser et aimer vraiment les gens qui sont « à la périphérie », selon cette belle expression du pape François.

Alexandre est architecte, il est marié et père d'un petit garçon. Il a demandé au Père comment faire pour se sanctifier dans son travail et sanctifier ceux qui travaillent avec lui.«Tout ce que nous faisons est une occasion de parler avec Dieu. Je te recommande d'utiliser un crucifix, cela t'aidera à rendre grâce à Dieu pour ce qui marche bien et aussi, au cas où tu aurais fait quelque chose de mal, à lui demander pardon», lui a conseillé le Père.

Pour finir, il a dit aux assistants: «Aimez beaucoup le pape et les évêques du Nicaragua ». Puis il leur a demandé aussi de l'aider par leurs prières et leur a donné sa bénédiction.

Le matin le prélat avait rencontré le Cardinal Léopoldo Brenes, archevêque de Managua. La veille il avait rencontré un groupe d'étudiants italiens et espagnols venus au Nicaragua pour un voyage d'aide humanitaire.

C'était la seconde fois que le prélat se rendait au Nicaragua. Il y était venu en 2000, alors que la catastrophe de l'ouragan Mitch était encore très présente dans tous les esprits. Le prélat avait alors encouragé les personnes qu'il avait rencontrées a réaliser un travail d'assistance en faveur des sinistrés et pour la reconstruction de la zone. Ce travail s'est réalisé de façon ininterrompue pendant quasiment 10 ans.

Sous cette impulsion, des Nicaraguayens aidés de jeunes volontaires de divers pays ont reconstruit des écoles et les ont agrandies. Ils ont construit des cantines scolaires et des installations sportives tout en organisant des activités éducatives pour les enfants. Le 30 juillet, le Père partait pour le Costa Rica avant de conclure sa visite pastorale au Panama.

Le Salvador

De retour au Salvador, 14 ans après sa dernière visite pastorale, le prélat a fait appel directement au sens de la paix et à la spiritualité des Salvadoriens: «que pas un jour ne se passe sans que nous demandions à Dieu des choses pour ce beau peuple » a-t-il demandé aux familles présentes qui l'écoutaient avec attention.

«Dieu veut nous protéger toujours et nous nous écartons de Lui…et cependant combien Dieu attend de vous!»

Mgr Echevarria a encouragé chacun à pardonner et à prier pour les autres,«même pour ceux qui se trompent. Sachons pardonner! Je vous demande de vous aimer, d'aimer même ceux qui peuvent se tromper» a-t-il exhorté. Il a ensuite appelé à prier pour les autorités civiles, militaires, ecclésiastiques et celles qui gouvernent la société salvadorienne.

« Dans le travail, dans l'activité, dans le repos, soyez des hommes et des femmes de joie».

S'adressant surtout avec confiance aux jeunes, il leur a demandé de «ne jamais passer devant des personnes ou des lieux avec indifférence»

Tegucigalpa (Honduras)

Près de 4000 personnes se sont donné rendez-vous au centre scolaire Antarès de Tegucigalpa pour partager avec le Père, dans une ambiance familiale, la matinée du jeudi 24.

Le Père a commencé en disant qu'il était très heureux de se retrouver avec ses enfants du Honduras et a rappelé que saint Josémaria et don Alvaro avaient toujours été très reconnaissants envers cette terre du Honduras. Il a raconté qu'avant d'arriver au centre scolaire Antarès, il était passé un moment saluer la Vierge à la basilique de Notre-Dame de Suyapa, patronne du Honduras.

Le prélat a rappelé que saint Josémaria et don Alvaro avaient toujours été très reconnaissants envers cette terre du Honduras.

A la question d'André qui demandait comment voir ce que Dieu attend de chacun, et ensuite arriver à aimer cette volonté de Dieu, le Père a rappelé que saint Josémaria avait pressenti l'amour de Dieu, à peu près au même âge que le sien. Il l'a ensuite encouragé à imiter Bartimée dans l'Evangile. A la question de Jésus: «que veux-tu que je fasse pour toi ?» il avait répondu: «Seigneur fais que je vois! »

Après avoir donné la bénédiction, le Père a salué des malades qui se trouvaient près de l'estrade.

Aida, mère de trois enfants, a raconté au Père que son époux était décédé un an et demi plus tôt, de manière subite. Tous les deux étaient présents il y a 14 ans, à la première visite du Père au Honduras. Elle lui a demandé que faire dans ces moments de particulière difficulté où on a le sentiment de perdre la joie et de ressentir davantage l'absence des êtres aimés.

Le Père lui a répondu que nous ne pouvions rester paralysés dans la douleur, « les amours ne se perdent pas lorsque l'on quitte cette terre. «Parle plus avec le Seigneur, tu ne dois pas cesser d'aimer ton mari et de lui raconter tout! Raconte lui ton quotidien, pense qu'il est tout près de toi».

Après avoir donné la bénédiction, le Père a salué des malades qui se trouvaient près de l'estrade.

Saint Pierre de Sula (Honduras)

Après le Guatemala, le prélat a passé un peu de temps avec ses enfants du Honduras. Il s'est d'abord arrêté à St Pierre de Sula où l'attendaient environ 800 personnes pour partager avec lui un moment d'échange dans une ambiance chaleureuse et familiale.

A son arrivée, le Père a été reçu par deux familles et des enfants qui lui ont offert des cadeaux. Betty lui a souhaité la bienvenue sur la terre du Honduras.

"pour pardonner il faut s'efforcer de vivre la charité, de voir le Christ en chacun et de voir avec les yeux du Christ" a dit Mgr Echevarria

Fouad, né à Beth Sahur, a raconté au Père qu'un de ses petits-enfants souffrait d'une leucémie et lui a demandé de prier pour lui. Il en a profité en même temps, pour lui demander comment faire pour encourager le sens du pardon dans un pays ou l'on vit tant d'insécurité et de violence.

Après l'avoir assuré qu'il allait prier pour son petit-fils, le Père a ajouté que pour pardonner il fallait s'efforcer de vivre la charité, de voir le Christ en chacun et de voir avec les yeux du Christ. Il a ajouté qu'il était nécessaire de nous préoccuper de la formation de tous sans exception.

José, un jeune entrepreneur, qui assistait à la réunion a demandé au Père comment faire pour que les personnes qui travaillent avec nous connaissent davantage l'Évangile. Le Père a répondu que la première chose à faire était de donner un salaire juste. Il a ajouté que l'exemple était fondamental et qu'il attirait. Il l'a encouragé enfin à essayer de connaître ses collaborateurs un à un, à s'intéresser à eux, à leurs familles et à leurs préoccupations.

Une coopératrice, mère de trois enfants, a demandé au Père que faire dans ces moments où l'on perd patience avec les enfants.

Il l'a invitée, à l'exemple de saint Josémaria et de don Alvaro, à lutter pour être une âme eucharistique et une âme de prière, sans oublier que la paix prend racine dans la lutte menée pour ressembler chaque jour davantage à Jésus-Christ.

Bien que le Père soit resté près de 40 minutes, le temps a semblé court. À la fin de la réunion, les assistants se sont trouvés pleins d'énergie pour mettre en pratique les enseignements du Père et améliorer leur vie chrétienne.