On dirait que les astres s’alignent : à deux pas du parc du Cinquantenaire de Bruxelles, on se prépare pour le centenaire de l’Opus Dei, qui s’achèvera en 2030, année du bicentenaire de la Belgique

En effet, la réunion a eu lieu à Fontenelle, centre culturel voisin du Cinquantenaire. Cette maison de style bruxellois propose tout au long de l’année une formation et des activités avec un fil rouge : rencontrer Dieu dans son travail ; apercevoir l’extraordinaire dans l’ordinaire ; rayonner aussi dans la grisaille de l’automne bruxellois. Ou comme disait saint Josémaria, découvrir ce « quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations les plus ordinaires ».

Quoi de plus ordinaire qu’un samedi matin, après les courses de la semaine et avant le match de foot de son adolescent. C’est à ce moment-là qu’une trentaine d’amies et de coopératrices de l’Opus Dei se sont réunies sur le thème du centenaire de l’Opus Dei, qui s’étendra de 2028 à 2030, autour des deux dates qui ont marqué les débuts de l’Œuvre.
Partout dans le monde on s’y prépare déjà. Avec un leitmotiv :se souvenir avec gratitude du passé, vivre avec passion le présent, s’ouvrir avec confiance à l’avenir. « L’esprit du centenaire est bien celui-là : redécouvrir le message de saint Josémaria, pour mieux le vivre dans le monde d’aujourd’hui et imaginer les années à venir », explique Eléonore, membre du comité du centenaire pour la France, la Belgique et le Luxembourg, juriste et mère de famille. Elle fait partie du comité qui a récolté l’avis de nombreuses personnes, entre autres sur les projets qui pourraient être mis sur pied pour l’occasion. « Faire partie de ce comité, composé de Français et de Belges, m’a aidé à réaliser à quel point l’Opus Dei est une famille et une famille au sein de l’Église, et qui réfléchit à la manière de mieux la servir».

Ana, mère de famille et ingénieur, arrive le matin de Paris pour l’occasion. Elle est membre, elle aussi, du comité du centenaire. « Nous avons expliqué les projets que le comité a retenus comme les plus pertinents. Maintenant, chacun, qu’il soit membre de l’Œuvre ou non, peut se porter volontaire pour les faire vivre ». En effet, ces projets ne sont pas réservés aux membres de l’Œuvre: chacun peut apporter ses compétences, ses idées ou son temps pour les faire vivre.
Fetia, artiste et mère de famille, est spécialement touchée par le projet de formation, qui vise à rendre la formation beaucoup plus accessible à tous, notamment via les réseaux sociaux et les plateformes en ligne « parce que je suis reconnaissante d’avoir reçu une formation solide à Fontenelle et que j’aimerais que beaucoup puissent en profiter ». Natalia, infirmière et mère de famille, explique: « Je me rends compte que j’ai besoin de formation pour en parler avec mes collègues qui me questionnent sur ma foi et aussi pour la transmettre à mes enfants ».
Quant à Sara, jeune professionnelle, elle est motivée pour s’impliquer dans le projet sur l’histoire qui se donne comme objectif de publier un livre sur les origines de l’œuvre en France et en Belgique « Mon fiancé et moi nous aimerions connaître davantage les racines de l’Opus Dei. Nous sommes tous les deux « recommençants » dans la foi depuis peu, et mieux connaître les origines de quelque chose nous passionne ».
Le projet sur le sens du travail a motivé Laetitia, jeune professionnelle : « Un projet qui vise à redonner un sens au boulot est un vrai besoin pour ma génération. Pour moi c’est la meilleure prévention contre le burn-out ». D’autres vont s’impliquer dans le projet « l’aide aux plus défavorisés », d’autres encore sur celui du soutien à la famille.
« Le prélat nous encourage à faire du centenaire une occasion de renouveler notre désir de servir Dieu, l’Église et la société. J’aimerais que ces projets aident à construire une Belgique plus juste, plus unie, plus solidaire », partage Eléonore, « Et quoi de mieux comme cadeau pour le bicentenaire de notre pays ? ».
