Au cœur des Ardennes, le club Fontenelle (Bruxelles) accueille une soixantaine de participantes. Parmi elles, une dizaine de monitrices âgées de 16 à 20 ans. « C’est ma première année comme monitrice. Je n’imaginais pas que ce serait si fatigant mais… on s’amuse encore plus ! », affirme Noémie.Eureka ! elle a découvert la joie de servir. «Chaque activité – sport, grands jeux, ateliers créatifs, excursions ou soirées festives – poursuit un objectif éducatif précis : développer le sens des responsabilités, la persévérance, le don de soi et l’esprit d’équipe. Par ailleurs, la présence d'une jeune porteuse de trisomie 21 a profondément marqué le camp. Par sa spontanéité et sa joie de vivre, elle a révélé le meilleur de chacune des participantes, suscitant une plus grande attention aux autres, de la générosité et un véritable esprit de service», explique Blandine. Cette année, l’ambiance est également rythmée par quelques matchs de la Coupe du monde de football, suivis avec enthousiasme (ou avec déception, c’est selon !) par les participantes.

Les familles viennent retrouver leurs filles le dernier jour du camp. La maman d’Isabelle (10 ans) n’hésite pas : « Je crois qu’elle s’amuse énormément ici, sans doute encore plus que dans d’autres camps où les activités sont pourtant plus sophistiquées. Je le vois dans ses yeux à la fin du séjour. Et j’en profite pour dire combien je suis reconnaissante pour ce fameux concours d’ordre dans les chambres qu’elle tient absolument à instaurer dès son retour à la maison !
À Marseille, Fontenelle propose un double volontariat pour les grands ados: auprès des Petites Sœurs des Pauvreset à l’école Ozanam, située dans les quartiers populaires de la ville. « J’ai été particulièrement touchée par la joie d’un résident de 102 ans… Il utilise encore son ordinateur ! Et puis il y a ces parties de jeux de société où l’on découvre que certains trichent gentiment », raconte Mercedes en souriant. Luisa, de son côté, découvre la réalité difficile des enfants des cités marseillaises : « Je ne peux plus me plaindre des petites difficultés de la vie. Ces quelques jours m’ont aidée à prendre conscience de l’immense chance que j’ai, mais aussi de la responsabilité qui en découle… Et j’ai découvert que j’étais assez forte pour transporter des meubles sous 40 °C ! ». Ou comment se donner jusqu’à sortir de sa zone de confort.

Pour les étudiantes, le club Steenberg (Leuven) a choisi d’organiser un camp en ville. L’activité principale consiste à animer des ateliers auprès des habitants du centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Jodoigne. « Le fait d’être mise en face d’une réalité qui n’est pas la nôtre, est déstabilisant et à la fois humainement enrichissant. On a eu l’occasion de tenter de faire apparaître un rayon de soleil dans leur journée avec ces jeux pour les enfants et ces ateliers "beauté" pour les femmes. On ne va pas changer le monde mais notre changement intérieur est plus important à mes yeux», confie Alice, résidente de Steenberg. Donner du temps et recevoir en retour.Au fil de ces séjours, les participantes découvrent qu'en se donnant aux autres, elles grandissent elles-mêmes. La dimension spirituelle donne tout son sens à cette expérience.

Chaque journée est ponctuée par la prière, la messe, des temps de réflexion sur les vertus et un accompagnement personnel adapté à chacune. Inspirés par les enseignements de saint Josémaria, ces camps invitent les participantes à découvrir que Dieu se laisse rencontrer dans les réalités ordinaires de la vie quotidienne : au cœur de la nature ardennaise, lors d’un atelier beauté avec des femmes iraniennes à Jodoigne, dans le métro de Marseille, au cours d’une veillée, d’une randonnée ou simplement dans les relations avec les autres.
