Le diocèse de Salford (Manchester, Royaume-Uni) vient de franchir la première étape pour que Pedro Ballester puisse être déclaré saint. Sa cause de béatification et de canonisation est ouverte, ce qui signifie que sa vie, ses écrits et les témoignages de ceux qui l’ont connu seront examinés en profondeur avant l’envoi d’un dossier au Vatican.
Qui était Pedro Ballester ?
Né à Manchester de parents espagnols, il a grandi entre deux cultures : sociable et expressif comme un homme du Sud, mais avec cette sobriété caractéristique du nord de l’Angleterre. Il aimait parler de politique internationale et avait beaucoup d’humour. En 2014, il est admis à l’Imperial College London en génie chimique, en même temps qu’il commence à ressentir une douleur dans le dos qui se révèle être un cancer du bassin déjà avancé.
Il se rend en Allemagne pour essayer une thérapie par protons qui, d’abord, semble efficace. Il reprend ensuite ses études à Manchester, mais la tumeur repart sans qu’on puisse l’arrêter. Pedro est numéraire de l’Opus Dei — il s’est engagé à vivre le célibat et à chercher Dieu dans sa vie ordinaire — et habite Greygarth Hall, une résidence d’étudiants de Manchester. Quand il ne reste plus aucun espoir médical, il demande à y rester : « Je veux mourir chez moi. »
Il n’est pas un malade d’image pieuse. Parfois la douleur l’abat, parfois il souffre en silence, parfois il se met en colère. Mais il continue d’avancer, avec les hauts et les bas de tout le monde. Quelques semaines avant sa mort, un ami venu lui rendre visite lui demande s’il est heureux. Pedro, malade depuis déjà trois ans, répond : « Oui, je n’ai jamais été aussi heureux. »
Des funérailles très suivies et une tombe devenue lieu de pèlerinage
Plus de 500 personnes remplissent l’église du Holy Name Church sur Oxford Road pour lui rendre un dernier hommage. Le futur cardinal Arthur Roche, venu spécialement du Vatican, célèbre la cérémonie. Sa tombe, au Southern Cemetery – à quelques mètres de celle de Matt Busby, légende de Manchester United – reçoit des visiteurs du monde entier.
Et maintenant ?
Plus de soixante personnes ont été interrogées avant l’ouverture officielle de la cause, parmi lesquelles son père, chirurgien à Huddersfield.
Le père Joseph Evans, aumônier de Greygarth qui lui a administré les derniers sacrements, a déclaré à la BBC : « Je pense qu’il peut être un grand modèle de joie dans l’adversité, spécialement pour les jeunes. »
Le diocèse invite désormais à envoyer témoignages, souvenirs ou écrits de Pedro à l’adresse suivante : tribunal@dioceseofsalford.org.uk. Cette phase du procès cherchera à étudier si Pedro a vécu les vertus chrétiennes de manière héroïque : non comme quelque chose d’exceptionnel ou de ponctuel, mais comme le ton habituel de toute sa vie.
Nous vous invitons à découvrir qui était Pedro Ballester :
- Documentaire (2026) : Un ami au Ciel : la dévotion à Pedro Ballester dans le monde entier
- Image de dévotion disponible en plus de vingt langues
- Documentaire biographique : Pedro Ballester. Je n’ai jamais été aussi heureux !
- Site officiel de Pedro Ballester (en anglais)
