25 ans de la Résidence Neussart à Louvain-la-Neuve

Le samedi 21 septembre passé la Résidence Neussart de Louvain-la-Neuve, œuvre collective de l’Opus Dei, fêtait les vingt-cinq ans de son installation actuelle place de l´Équerre.

Initiatives apostoliques
Opus Dei - 25 ans de la Résidence Neussart à Louvain-la-Neuve

Les assistants, venus des quatre coins de la Belgique ou de plus loin, comme Yolande de Barcelone, représentaient les différentes générations de résidentes, parfois accompagnées de leur famille, mais aussi les amies qui ont participé à différents types d’activités organisées à Neussart, comme Marie-France et Véronique, maintenant mamans de grand enfants, ou Gaby, vétérane des années de Leuven ; Jeanne, Angela, Anaëlle, résidentes actuelles, avaient participé avec enthousiasme aux préparatifs de la fête. Une assemblée multicolore où se retrouvaient belges, françaises, congolaises, camerounaises, colombiennes... et bien d’autres, à l’image de la population de Louvain-la-Neuve et de sa richesse multiculturelle.

La journée, commencée par une Messe d’action de grâces, a connu un moment d’émotion quand le prêtre a évoqué dans l’homélie la mémoire de Mélanie, ancienne résidente décédée dans l’attentat de mars 2016 au métro Maelbeek à Bruxelles. Une grande gerbe de fleurs dans l’oratoire reflétait la reconnaissance pour tout ce que signifie Neussart, et qui se traduit mieux en fleurs qu’en paroles.

La conférence du professeur Ghins, professeur émérite de Philosophie des Sciences à l’UCLouvain, a été l’un des moments marquants; il l’a introduite en soulignant que des espaces comme Neussart sont très nécessaires pour permettre de réfléchir aux aspects essentiels de notre vie, comme la liberté, le sujet qu’il allait traiter.

On ne naît pas libre, on le devient, a constaté le professeur ; c’est un apprentissage de toute la vie, qu’on réalise à l’aide des autres, comme pour toutes les questions qui nous dépassent.

Certains, suivant l’héritage dualiste de Descartes, cherchent la liberté en décidant de reculer les limites de leur corps via le transhumanisme.

Une autre stratégie consiste à accepter ce que l’on est, non dans la résignation, mais plutôt dans l’acceptation active de vivre dans les contraintes, en commençant par pratiquer l’adage des Anciens : « Connais-toi toi-même », à l’aide des autres.

La liberté ne consiste pas seulement à choisir. L’on expérimente l’exaltation de sa liberté dansla communion avec l’autre, dans un moment de plénitude et de joie où l’on est en coïncidence avec soi-même, avec le monde, avec l’autre,où disparaissent les revendications.

A la suite de la conférence, un montage de photos a permis de revivre bien des bons moments vécus à Neussart depuis les débuts, dans les différents quartiers où s’est située la résidence: les premiers pas à l’Hocaille, au temps où l’on pataugeait dans la boue parmi les facultés en construction, puis les installations successives au Biéreau, en plein cœur de l’animation estudiantine, et à Lauzelle, et enfin les vingt-cinq dernières années dans le calme des Bruyères. Les photos reflétaient la variété des activités organisées à la résidence : le folklore des soirées internationales, où les étudiantes font partager les coutumes et la gastronomie de leur pays, la gaîté des célébrations d’anniversaires ou de réussites aux examens, le jogging matinal des plus courageuses, les soirées autour d’une personnalité du monde académique ou professionnel... Les activités de solidarité ont mérité une place à part : les séjours humanitaires au Congo, en Roumanie, en Ukraine, ou, plus près, le volontariat à l’école d’enseignement spécial de l’Escalpade et les visites de personnes âgées dans l’un ou autre home des environs.

La joie des retrouvailles était palpable. Plusieurs rappelaient le coaching dans l’étude qui les avait aidées à réussir, d’autres, le souci des autres et la richesse d’apprendre à vivre côte à côte avec des personnes de mentalités et opinions différentes,ou la joie de vivre comme dans une famille nombreuse, telle autre, la découverte ou la redécouverte de la foi ; l’aspect reflété par toutes pourrait se résumer par les mots de Flora, bioingénieur promue cette année, dans le livre d’or : « Neussart, merci pour toutes tes joies, tes rires, tes sourires, tes rencontres, qui vont certainement durer toute une vie ! »