Saint JosémariaTextes du jour

« Toi et moi nous devons agir, vivre et mourir comme des amoureux »

En ce mois de novembre, que l’Eglise consacre traditionnellement aux défunts, nous vous proposons quelques points extraits de livres écrits par saint Josémaria, autour de la vision chrétienne de la mort.

Points tirés du chapitre « l’au delà » de Sillon

n° 876. Serein face à la mort ! voilà comment je te veux ! — Ce n'est pas le stoïcisme froid d'un païen ; mais la ferveur d'un enfant de Dieu, qui sait que la vie vient à changer et non à disparaître. — Alors, mourir ?... c'est Vivre !

n° 879. La mort arrivera, inexorable. Par conséquent, comme il est vain, comme il est creux de centrer l'existence sur cette vie ! Regarde comme ils souffrent, tous ces gens, hommes ou femmes. Pour les uns, leur vie se termine : ils souffrent tant de la quitter, pour les autres, elle dure, et elle les ennuie... En aucun cas nous ne pouvons justifier cette idée fausse que notre passage sur la terre est comme une fin en soi.

Il faut sortir de cette logique, et bien s'ancrer dans l'autre : la logique éternelle. Il faut faire un changement total : se vider de soi-même, de ses raisons égocentriques, qui sont caduques, pour renaître dans le Christ, qui est éternel.

n° 880. Quand tu penses à la mort, n'en aie pas peur, malgré tes péchés... En effet il sait bien, Lui, que tu L'aimes..., et Il sait bien de quelle argile tu es fait.

— Si tu Le cherches, Il t'accueillera comme le père accueille son enfant prodigue : mais tu dois vraiment Le chercher !

n° 882. Le temps est notre trésor : c'est « l'argent » qui achète l'éternité

n° 884. Cet ami prêtre travaillait en pensant à Dieu, accroché à sa main paternelle, il aidait les autres à assimiler ces idées maîtresses. Aussi se disait-il : quand tu mourras, tout ira pour le mieux, parce que c'est Lui qui continuera à s'occuper de tout.

n° 885. Ne fais pas de la mort une tragédie ! car elle n'en est pas une. Seuls des enfants indifférents ne se réjouissent pas à l'idée de rencontrer leurs parents

n° 887. Voici la grande révolution chrétienne : convertir la douleur en une souffrance féconde ; faire d'un mal, un bien. Nous avons dépouillé le diable de cette arme... : et, avec elle, nous conquérons l'éternité.

n° 891. Si parfois la pensée de notre sœur la mort t'inquiète, parce que tu te sens si peu de chose, prends courage et pense en toi-même : que sera ce Ciel qui nous attend, lorsque toute la beauté et la grandeur, toute la félicité et l'Amour infinis de Dieu se déverseront dans ce pauvre vase d'argile qu'est la créature humaine, et l'assouviront éternellement, avec la constante nouveauté d'un nouveau bonheur ?

n° 893. Comme l'on doit mourir content, lorsqu'on a vécu avec héroïsme toutes les minutes de sa vie ! — Oui, je puis te l'assurer, pour avoir reconnu cette joie chez ceux qui, avec une sereine impatience, des années durant, se sont préparés à cette rencontre.

n° 895. Penser à la mort : voilà qui t'aidera à cultiver la vertu de la charité ; peut-être cet instant précis est-il le dernier que tu vis auprès d'un tel ou d'un tel !... que ce soit eux, ou toi, ou moi, nous pouvons disparaître à n'importe quel moment.

n° 898. Notre Mère est montée aux Cieux avec son corps et son âme. Redis-lui que, comme des enfants, nous ne voulons pas nous séparer d'Elle... Et Elle t'écoutera !

Points du chapitre « Eternité », de Forge

n° 987. Un enfant de Dieu n'a peur ni de la vie, ni de la mort, parce que le sens de la filiation divine est le fondement de sa vie spirituelle. Dieu est mon Père, pense-t-il. C'est Lui l'Auteur de tout bien, Il est la Bonté même.

— Mais toi et moi, agissons-nous vraiment comme des enfants de Dieu ?

n° 988. J'ai été vraiment heureux de constater que tu comprenais ce que je t'avais dit : nous devons tous deux agir, vivre et mourir comme des amoureux, et ainsi nous « vivrons » éternellement.

n° 1037. Mourir est une bonne chose. Comment peut-il se faire qu'on ait la foi et, en même temps, peur de mourir ?... Mais, tant que le Seigneur veut te garder sur la terre, mourir, pour toi, serait une lâcheté. Vivre, vivre et souffrir, et travailler par Amour : voilà ce qui te convient.