Du 28 décembre 2025 au 1er janvier 2026, Paris a accueilli le rassemblement européen organisé par la Communauté de Taizé. Pendant quelques jours, des milliers de jeunes venus de toute l’Europe ont prié ensemble, chanté ensemble, fait silence ensemble, bref, ils ont vécu l’unité au travers de gestes concrets et de moments partagés. Un événement soutenu par celles et ceux qui ont bien voulu ouvrir leur porte pour accueillir ces jeunes venus de toute l’Europe. Ce fut notamment le cas de centres de l’Opus Dei à Paris, Garnelles et Fontneuve, ainsi que de familles comme celle d’Agnès et Jaime.
« Une injection d’optimisme et de joie »
Tels sont les mots du directeur du centre Garnelles pour résumer ce qui a été vécu par les uns et les autres au sein de son foyer pendant ces quelques jours où ont été accueillis huit étudiants lituaniens venus de Vilnius avec leur aumônier. « Voir des jeunes motivés, bien dans leur peau et très engagés est toujours enthousiasmant », explique-t-il. Lors de la messe célébrée chaque matin sur place, les chants en lituanien et la ferveur simple de ces jeunes ont profondément marqué les résidents du centre. L’expérience a également été très forte pour ceux, plus éloignés de la pratique religieuse, qui, pendant ces quelques jours, ont pu se retrouver avec des milliers d’autres jeunes de différentes nationalités venus se recueillir, prier et faire la fête ensemble, comme le 31 au soir dans les salles paroissiales ! « C’est dans cette alternance de silence et de fête, de recueillement et de joie partagée qu’on a pu voir se dessiner une forme d’unité très concrète entre ces jeunes catholiques et protestants venus de différents horizons ».

« C’est dans les choses simples que l’unité se vie »
Accueillies et accompagnées par les jeunes du club Fontneuve, de jeunes lituaniennes témoignent elles aussi de l’unité vécue pendant ces quelques jours. Jacinta, 24 ans, venue pour la cinquième fois, a particulièrement apprécié l’accueil et l’ambiance familiale vécue à Fontneuve : la Messe du matin comme source de force, et la solidarité très concrète entre les filles, notamment lorsqu’une participante se blesse dès le premier jour. Elle raconte comment cette expérience l’a conduite à réfléchir plus profondément à sa propre foi catholique, notamment à l’Eucharistie. « Je retiens de ces quelques jours des amitiés plus fortes, une communauté plus soudée et le désir de vivre une vie quotidienne plus sainte », ajoute-t-elle. Liucija évoque quant à elle le silence impressionnant qui régnait pendant les temps de prière et l’union née de préoccupations communes malgré des origines et des pratiques différentes. « Les chrétiens s’unissent dans la prière et ont une conversation commune avec Dieu », explique-t-elle. Quant à Skaistė, 20 ans venue un peu à reculons poussée par un ami, elle garde un souvenir ému des hymnes chantés dans le métro avec d’autres participants de Taizé qu’elle ne connaissait pas. « Ce furent des moments très beaux, bref mais chaleureux, des moments de communion, avant de repartir chacun de notre côté ».

« Vivre la foi dans la rencontre »
Les rencontres de Taizé se sont aussi vécues dans l’intimité des foyers, comme chez Agnès et Jaime qui, répondant à un appel de leur paroisse, ont ouvert leur maison à deux jeunes Néerlandais. « Nous voyions dans cet accueil une occasion très concrète de vivre notre foi dans la rencontre ». Pendant quatre soirs, autour d’une tisane et de quelques gâteaux, les échanges se sont aisi noués naturellement : commentaires sur les journées vécues, questions spirituelles, motivations profondes. Agnès et Jaime évoquent combien ils ont été touchés par l’ouverture de ces jeunes, par leur recherche et par la diversité des parcours, au sein d’un groupe paroissial rassemblant une dizaine de nationalités différentes. Le réveillon du 31 décembre, vécu lors d’une fête sans alcool mêlant prière et expressions culturelles, a prolongé cette communion simple et joyeuse. « Très positif, enrichissant et stimulant », résument-ils, en évoquant ces liens noués qui ne se sont pas défaits au départ puisque ceux qu’ils ont accueillis sont devenus des amis. Une amitié discrète, mais réelle, appelée, elle aussi, à durer au-delà de ces quelques jours.

