Voyage du Prélat en Pologne

Mgr. Fernando Ocáriz a reçu le doctorat honoris causa de la Faculté Pontificale de Théologie de Breslavia (Papieski Wydział Teologiczny we Wrocławiu).

Lundi 27 juin

Dans la matinée, le prélat a célébré la sainte Messe au siège de la Commission régionale polonaise. Pendant la Messe l’on a prié pour le Saint-Père à l'occasion du 30e anniversaire de sa consécration épiscopale.

Au cours d'un temps de prière précédant la célébration de l'Eucharistie, l'une des personnes présentes a lu quelques extraits rappelant le séjour de saint Josémaria au Brésil en juin 1974. À cette occasion, le fondateur avait expliqué aux Brésiliens qu'il n'attendait qu'une chose d'eux : "Que vous vous multipliiez : comme les sables de vos plages, comme les arbres de vos immenses forêts, comme les fleurs de vos jardins, comme les grains aromatiques de votre café, comme les étoiles qui brillent dans la nuit...". Monseigneur Ocáriz avait rappelé ces mots la veille, lorsqu'on lui avait demandé ce qu'il attendait des Polonais.

Après la Sainte Messe, il a salué certaines des personnes présentes, qui réalisent divers projets apostoliques.

Il s'est ensuite rendu à l'aéroport de Modlin, près de Varsovie, et est parti pour l'Espagne, où se déroulera la prochaine étape des voyages pastoraux européens de l’été.

Dimanche 26 juin

La fête de saint Josémaria a été célébrée ce jour-là, en plus de la célébration liturgique du dimanche. Mgr Fernando Ocáriz a dirigé la prière et célébré la messe au siège du Conseil régional de Pologne.

Peu après, il est allé saluer le cardinal Kazimierz Nycz, archevêque de Varsovie, qui lui a exprimé sa gratitude pour deux choses : le travail de formation offert par la prélature, qui a motivé plusieurs personnes à créer des écoles inspirées des valeurs chrétiennes, et l'accompagnement spirituel donné à tant de travailleurs. Le Cardinal a commenté que la pratique religieuse en Pologne est, dans un certain sens, "dominicale" et que l'Opus Dei propose à tant de personnes une "sainteté quotidienne", qui inclut le travail, la vie de famille et bien d'autres occupations. Il a également fait remarqué avec humour que dans sa curie, le chancelier et le notaire ont étudié à la faculté de droit canonique de l'université de Navarre et le porte-parole à la faculté de communication institutionnelle de l'université pontificale de la Sainte-Croix, deux universités inspirées par le message de saint Josémaria.

Après la visite, le prélat s'est longuement entretenu avec les jeunes participant aux activités de formation : le matin au Klub Filary et l'après-midi au centre universitaire Filtrowa.

Il a exhorté les jeunes à regarder leur vie avec les yeux de la foi, qui est la véritable source de joie. Ce n'est que de cette manière que l'on peut rester satisfait malgré ses propres limites et les difficultés extérieures. Il les a également encouragés à contempler avec espérance la tâche que Dieu confie aux chrétiens : faire rayonner la joie de l'Évangile dans tous les milieux grâce à l'amitié.

Des jeunes femmes de Szczecin ont répondu à cette invitation par une chanson inspirée de celle de Sanah, en modifiant un peu les paroles et en ajoutant "Je veux faire quelque chose pour le monde...".

Basia, de Poznań, lui a parlé de son activité dans le domaine de la protection de la vie et lui a demandé des conseils sur la manière de soulever cette question dans des milieux où d'autres idées prédominent. Le prélat a parlé de la lumière que la foi apporte : même avec le raisonnement humain on peut comprendre que la vie a une valeur infinie, à la lumière de la foi sa pleine valeur apparaît, parce qu'elle est vue comme un don de Dieu, qui aime chaque personne de manière personnelle.

Marcelina a raconté son expérience de plusieurs années de formation dans un centre de l'Opus Dei et la difficulté qu'elle rencontre pour diffuser ce qu'elle y apprend auprès de ses camarades de classe, qui sont focalisées sur les résultats scolaires et, dans bien des cas, rêvent d'un avenir qui n’intègre pas la famille.

"Il n'y a pas de plus grand dévouement que de s'occuper des gens, car la personne est ce qu'il y a de plus précieux sur terre", a déclaré Mgr Ocáriz. "Il est beaucoup plus important de s'occuper d'un enfant que de produire des machines, des machines à laver ou des bateaux. En fait, toutes les professions n'ont de valeur que si elles sont exercées au service des personnes, de sorte que tant le travail professionnel que le travail familial doivent être axés sur la prise en charge de la personne".

En fin de matinée, Mgr Fernando Ocáriz s'est rendu dans un centre de l'Opus Dei appelé Wawer pour saluer Andrzej Sypel, dentiste et l'un des initiateurs de l’apostolat stable de la prélature en Pologne, qui souffre actuellement de la maladie de Parkinson.

L'après-midi, à Filtrowa, Tymoteusz lui a demandé des conseils sur la manière de discerner une vocation et l'a interrogé sur sa propre expérience. Mgr Ocáriz a souligné que Dieu compte sur la liberté humaine en confiant à chacun une vocation particulière et a suggéré qu'au lieu de demander "Pourquoi oui ?", on peut demander "Pourquoi pas ?", sans aucune crainte des plans que Dieu peut avoir pour nous. Il a ensuite raconté l'histoire de sa propre vocation à l'Opus Dei.

M. Staszek, doctorant en informatique, a déclaré avoir fait l'expérience que l'amitié est un apostolat en soi. Il a raconté qu'en partageant les heures de travail, de repas et de pause avec ses collègues de l'université, il trouvait des occasions d'avoir des conversations, parfois très profondes, malgré le fait que la plupart d'entre eux ne pratiquent pas la foi.

Mateusz, doctorant en physique, a raconté quelques histoires de volontariat qu'il essaie d'encourager, en s'inspirant des enseignements de saint Josémaria.

Le dimanche et la fête de saint Josémaria se sont terminés par une bénédiction eucharistique au Club Filary. Fernando Ocáriz a rappelé que saint Josémaria avait l'habitude de dire que nous ne nous disons pas au revoir parce que nous sommes toujours unis dans la prière, quelle que soit la distance. "Ce n'est pas une belle phrase, mais c'est la pure réalité. Unis en Jésus-Christ, unis dans l'Esprit et unis dans le zèle apostolique".

Samedi 25 juin

À l'occasion de la fête de saint Josémaria, le prélat de l’Opus Dei a présidé une messe célébrée à 10h, dans l'église de la Divine Providence, construite en remerciement de la protection divine du peuple polonais.

S'inspirant des lectures et citant quelques paroles de saint Jean-Paul II, Mgr Ocáriz a rappelé dans son homélie la confiance que Dieu accorde aux personnes en leur confiant la mission de faire de leur vie un chef-d'œuvre : " Cette œuvre d'art dans nos vies est la sainteté à laquelle Dieu nous appelle tous, comme le prêchait inlassablement saint Josémaria, dont nous célébrons aujourd'hui la fête. Une sanctification dans la vie ordinaire et par la vie ordinaire, notamment par le travail. Transformer le travail en prière, en offrande à Dieu".

Il a également noté la similitude entre l'une des oraisons jaculatoires que saint Josémaria répétait (Deo omnis gloria : À Dieu toute la gloire) et la devise « Soli Deo » [honor et gloria] (À Dieu seul honneur et gloire) du bienheureux Stefan Wyszyński, cardinal et primat de Pologne à l'époque communiste : " Il ne suffit pas que nous nous démenions dans beaucoup d’activités, dans la vie familiale, dans diverses initiatives apostoliques. Nous devons essayer de le faire pour la gloire de Dieu, par amour pour lui et au service des autres ; sans nous laisser décourager par nos propres défauts, car nous pouvons toujours commencer et recommencer avec la grâce de Dieu".

Il a conclu son homélie en demandant des prières pour la personne et les intentions du Saint-Père et pour la paix en Ukraine.

Dans les dernières heures de l'Année de la famille convoquée par le pape François, Mgr Fernando Ocáriz a prié pour les familles et a rencontré certaines d'entre elles à la fin de la messe.

L'après-midi, il a retrouvé des fidèles de la prélature et des amis, venus de Varsovie, de ses environs et d'autres villes comme Gdańsk, Cracovie, Katowice, Białystok..... Les réunions ont eu lieu dans le hall de l'école Strumienie qui, avec l'école Żagle, est gérée par l'association Sternik.

Ania lui a souhaité la bienvenue à Varsovie et a parlé de la difficulté partagée par de nombreuses personnes à assister physiquement à des moyens de formation chrétienne. Pendant la pandémie, les réunions en ligne ont facilité les choses, mais le retour à la normale s’est avéré difficile. Mgr Ocáriz a souligné que le contact personnel est irremplaçable. En effet, il y a des choses qui ne passent pas par l'écran : le fait de montrer que l’on n’est pas pressé, par exemple. De plus, il a rappelé que le Seigneur est présent dans le tabernacle, dans les centres de la Prélature. Même si nous pouvons Le voir à l'écran, Sa compagnie devient physique, lorsqu'on lui rend visite en « présentiel », car Il y est présent.

Hania a parlé d'une découverte qu'elle a faite sur le chemin de sa vocation de numéraire auxiliaire : elle cultive sa vocation chrétienne dans l'Opus Dei, en vivant le célibat et en veillant particulièrement à ce que l'Œuvre soit une famille. Mgr Fernando Ocáriz a rappelé que le travail de l'Administration peut être défini comme " l'apostolat des apostolats ", puisqu'il rend possible l'élan évangélisateur des personnes de l'Opus Dei. Il a comparé ce travail à la colonne vertébrale qui soutient l'ensemble du corps.

Asia a demandé quel était le rôle des coopérateurs dans la mission de l'Opus Dei au sein de l'Église. Mgr Ocáriz l'a encouragée à collaborer tout d'abord par la prière, puis à se sentir responsable de transmettre aux autres ce qu'elle reçoit dans les moyens de formation, et aussi à proposer de collaborer à un projet apostolique dans un centre de la prélature.

Maksymilian , 24 ans, lui a dit qu'il est surnuméraire. Il a raconté son aventure de 7 ans de vie dans une résidence universitaire qu'il va bientôt quitter car il se marie dans un mois. Il a mentionné comment, en lisant un article de la revue " Studia et Documenta " sur les débuts du travail apostolique de l'Opus Dei aux États-Unis, il a remarqué que l'un des premiers surnuméraires américains avait été étudiant en ingénierie aéronautique, comme lui. Il s'est alors demandé si cela ne pourrait pas être sa voie professionnelle.

Tymoteusz et Krzysztof ont demandé des conseils pour vivre la fraternité au sein de la famille spirituelle qu'est l'Opus Dei. Le prélat a suggéré la prière comme premier moyen et aussi l’intérêt pour ce qui touche les autres, en commençant par les plus proches, comme si cela nous touchait aussi personnellement.

La conversation évoquait des références maritimes, puisque Jakub et Michał, deux anciens élèves de l'école Żagle, ont offert au prélat un modèle réduit de voilier en guise de souvenir, tandis que Wojtek, qui vient de terminer ses études à l'école Azymut, lui a remis une boussole avec les coordonnées de l'école. La rencontre s'est terminée par une chanson sur un groupe de marins qui quittent le port pour partir à l'aventure.

En fin de journée, Mgr Ocáriz s'est également rendu à Patria, un centre de l'Opus Dei qui aide les familles à mener leurs enfants vers la maturité.

Vendredi 24 juin

En la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, Mgr. Fernando Ocáriz a célébré la messe dans l'oratoire du Centre Sołek. Un groupe de fidèles de l'Opus Dei a assisté à la messe. À la fin de la Messe, ils lui ont remis les armoiries de leur ville en souvenir de sa visite de ces jours-ci.

Le prélat est également venu faire ses adieux à ceux qui fréquentent le Centre Antrejka. Il y a eu du temps pour des questions et quelques anecdotes en lien avec le travail. Agata, vétérinaire, lui a demandé des idées sur la manière de rapprocher de Dieu ses collègues de travail et ceux qui viennent à sa clinique avec leurs animaux de compagnie. "L'amitié exige de montrer de l'intérêt pour ce qui est important pour les autres. Si nous nous intéressons sincèrement à la vie des autres, ils s'intéresseront également à ce qui est important pour nous", a déclaré le prélat.

Ewa, architecte, a parlé de sa thèse de doctorat sur la beauté et la façon dont elle peut être un outil d'évangélisation. Mgr Ocáriz a confirmé ses propos et a souligné que "la beauté est toujours liée à la vérité". Zuzia, qui travaille comme psychiatre dans une clinique, a demandé des prières pour ses collègues, qui mettent beaucoup de cœur à l'ouvrage.

Karolina a montré un album photo du club Antrejka, qui promeut diverses initiatives et activités sociales pour les jeunes. Cette année, ils ont notamment fait du bénévolat dans une soupe populaire pour les sans-abri à Wroclaw.

À la fin, nous avons eu le temps de chanter ensemble une chanson sur la fidélité, que saint Josémaria aimait beaucoup. L'un des versets de cette chanson dit que "cela vaut la peine d'être fidèle". Mgr Ocariz a mentionné qu'il avait entendu saint Josémaria répéter ces mots à voix basse, alors qu'on lui chantait cette chanson : " ça vaut la peine, ça vaut la peine d'être fidèle ". Après avoir béni le groupe, Mgr. Fernando Ocáriz a poursuivi son voyage à Varsovie.

Avant cela, il est allé à Filtrowa, un centre de l'Opus Dei où l’on propose aux étudiants de l'université et du lycée une formation humaine et chrétienne.

Mateusz, un doctorant en physique - une discipline que Mgr. Ocáriz a également étudié pendant ses études universitaires - a présenté les résultats de ses recherches, dont il parlera lors d'une conférence. Marcin a partagé son expérience en tant que journaliste radio pendant la période de pandémie.

Adam, Michał et Tymoteusz ont raconté quelques histoires tirées du programme Starter, une série d'activités visant à favoriser l'épanouissement scolaire et personnel des lycéens. Ils ont parlé du bénévolat effectué par les participants au programme pendant l'année scolaire et pendant les vacances dans des lieux d'exclusion sociale. Ils ont également partagé avec Mgr. Fernando Ocáriz la joie de constater que les jeunes manifestent un grand intérêt pour la culture, l'art, l'histoire et la philosophie, des disciplines qui, dans la "culture du succès", sont souvent considérées comme inutiles. Le prélat les a encouragés à continuer à développer ces activités, en disant qu'en fin de compte, la sagesse est toujours bonne pour les gens.

À la fin de la rencontre, le prélat de l'Opus Dei a évoqué la fête liturgique du jour dans l’Église (la solennité du Sacré-Cœur). Il a suggéré de prier ensemble pour la paix avec l’oraison jaculatoire souvent utilisée par saint Josémaria : Cor Iesu Sacratissimum et misericors, dona nobis pacem (" Cœur Sacré et miséricordieux de Jésus, donne-nous la paix "). Il a souligné qu'il ne s'agit pas seulement de prier pour la paix face à la guerre, mais aussi pour la paix dans les familles et en nous-mêmes. Jésus-Christ, a-t-il dit, est la source d'où jaillit cette paix, et il a rappelé les paroles de saint Paul se référant au Christ : Ipse est pax nostra (cf. Ep 2, 14), Il est notre paix. Il a également suggéré de se tourner vers le Seigneur en période de tribulation pour retrouver la paix.

Dans l'après-midi, le prélat de l'Opus Dei, accompagné du vicaire régional Stefan Moszoro-Dąbrowski, a dirigé une réunion de travail au siège du Conseil régional, l'organe de gouvernement des femmes de l'Œuvre en Pologne.

La journée s'est terminée par une bénédiction eucharistique à l'occasion de la fête liturgique de ce jour et par une rencontre familiale avec les fidèles de l'Opus Dei au siège du centre.

Jeudi 23 juin

Mgr Fernando Ocáriz a passé la journée à Poznan, une ville entreprenante et universitaire où l'Opus Dei offre une formation chrétienne depuis 25 ans. La journée a commencé par une messe à Antrejka, un centre de la prélature. Certains des couples qui participent aux réunions de formation depuis le début étaient présents.

Le prélat s'est entretenu avec un groupe de prêtres qui reçoivent une assistance spirituelle grâce à la Société sacerdotale de la Sainte-Croix ; il a également visité Fara, l'une des principales églises de la ville, où sont conservées des reliques de saint Josémaria.

À midi, il est allé rendre visite à l'archevêque de Poznań et président de la Conférence épiscopale polonaise, Mgr Stanisław Gądądzic. Stanisław Gądecki.

Dans l'après-midi, il a tenu d'autres réunions avec des fidèles de l'Opus Dei et leurs familles. Agnieszka l'a félicité pour la fête des pères, qui est célébrée en Pologne le 23 juin.

À propos du récent succès d'une joueuse de tennis polonaise, sport que Mgr. Ocáriz pratique et aime bien, celui-ci a fait allusion au besoin d'avoir une personne qui nous accompagne dans notre vie spirituelle, afin que "nous apprenions à courir non seulement les sprints, mais aussi les marathons".

Mgr Ocáriz a mentionné que l'objectif de tous les chrétiens est d'imiter Jésus-Christ dans leurs réactions et dans leur manière de travailler et de traiter les gens. Il a également suggéré la figure de Saint Jean Baptiste comme modèle d'apôtre : de même que le Précurseur avait dit, en se référant à Jésus, qu'il est juste qu'il croisse et que je diminue (Jn 3, 30), les fidèles chrétiens ne doivent pas être autoréférents dans leur action d'évangélisation, mais toujours se référer au Seigneur.

Łukasz a raconté la grande leçon de générosité que fut pour sa famille le fait d'accueillir une famille de réfugiés ukrainiens. L'impact va bien au-delà de leur foyer, puisque même des parents éloignés et des voisins ont participé à cette aide.

Beata lui a raconté l'histoire de sa famille et lui a demandé des conseils sur la manière de construire une famille multi-générationnelle, lorsqu'on est l'aîné.

Olena, d'origine ukrainienne, a demandé comment aimer son prochain lorsque cela semble particulièrement difficile si l'autre personne nous rejette.

Łukasz a également raconté comment l'effort de se former l'avait aidé à mieux vivre son mariage. Le prélat a souligné l'importance pour les époux de s'aimer de plus en plus, même si le temps passe et que certains aspects de l'amour passent au second plan.

La journée s'est terminée par une rencontre au centre Sołek, à laquelle ont participé des personnes venues d'autres villes. Enfin, les gens ont chanté des chansons que saint Josémaria aimait tout particulièrement.

Mercredi 22 juin

Mgr Józef Kupny, évêque de Wrocław (Pologne) a présidé la messe célébrée à 9h00 dans la cathédrale de la ville. Mgr Fernando Ocáriz était parmi les concélebrants. Les autorités académiques de l'Université de Wrocław et de nombreux fidèles ont assisté à l'Eucharistie.

Dans son homélie, Mgr Damian Bryl (évêque de Kalisz, une ville proche de Wrocław) a parlé des fruits grâce auxquels on reconnaîtra ceux qui annoncent fidèlement la parole de Dieu. M. Bryl a fait référence à la façon dont Mgr Ocariz lit les défis du monde d'aujourd'hui, qu'il n'affronte pas de manière critique, mais au travers desquels il tente d'identifier les questions fondamentales qui passionnent les gens et leur ouverture possible à la lumière de l'Évangile.

Après la messe, l'acte académique d'investiture Honoris Causa a débuté dans l'amphithéâtre de la Faculté Pontificale de Théologie. Après l'accueil officiel de la communauté académique de Wrocław et la laudatio - les traditionnels mots d'éloge pour le candidat - par le recteur Prof. Włodzimierz Wołyniec, les autorités de la faculté ont remis le diplôme honorifique au prélat de l'Opus Dei.

Parmi ses docteurs honoraires, la faculté compte l'ancien cardinal Joseph Ratzinger, le cardinal Gerhard Müller et d'autres théologiens célèbres. Dans sa leçon magistrale, Mgr Ocáriz a souligné la nécessité d'une philosophie adéquate en théologie, qui n'implique pas de renoncer à tout ce qui est expérientiel dans la foi et la vie chrétienne. Il a également placé la théologie au sein de la mission apologétique en confrontation avec la culture post-chrétienne.

Après la cérémonie d'investiture, le prélat s'est rendu à Poznań, où il est allé prier au sanctuaire de Saint Hyacinthe à Legnica, lieu d'un miracle eucharistique reconnu par le Saint-Siège en 2013. Après un temps de prière personnelle devant le Saint Sacrement, il a salué un groupe de fidèles. Le curé de la paroisse, Ks. Andrzej Ziombra, lui a parlé des fruits spirituels que le miracle eucharistique apporte à sa paroisse. Il a également partagé sa joie de voir que des réunions de formation nourries par l'esprit de saint Josémaria se déroulent dans sa paroisse.

Puis le voyage s'est poursuivi jusqu'à Sołek, un centre de l'Opus Dei près de Poznań, où le prélat restera les prochains jours.

Mardi 21 juin

En milieu d'après-midi, le prélat a atterri à Wroclaw. A l'aéroport, il a été accueilli par quelques familles. Après un bref moment de conversation, Mgr Ocáriz s'est rendu au siège d'un centre de l'Opus Dei de la ville, où il a participé au Salut au Saint Sacrement.

Il a ensuite rencontré le recteur de la Faculté Pontificale de Théologie, Mgr Włodzimierz Wołyniec, et a séjourné au séminaire diocésain.

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Le 25 juin - veille de la fête de saint Josémaria, qui tombe cette année un dimanche - il célébrera la messe à Varsovie. Avant et après cette date, il rencontrera les fidèles et les amis de la prélature.

Il se recueillera également sur la tombe du cardinal Stefan Wyszynski, béatifié en septembre 2021, qui a joué un rôle décisif dans la défense de l'Église et du pays pendant la guerre froide et les années de régime communiste.

Il rendra également visite au président de la Conférence épiscopale, l'archevêque Stanisław Gądecki.

Enfin, il se rendra à Legnica, où s’est produit l'un des plus récents miracles eucharistiques reconnus par le Saint-Siège a eu lieu, en 2013.