Le scapulaire du Carmel

En préparant sa fête le 16 juillet, tournons-nous en toute confiance vers la Sainte Vierge Marie, dont l'intercession est déterminante. La mémoire liturgique de Notre-Dame du Mont Carmel est une nouvelle invitation à prier davantage. (Mgr Echevarria, prélat de l'Opus Dei, lettre du 1er juillet 2015)

Pour parler avec Dieu

Dans la nuit du 16 Juillet 1251, la Vierge apparut à Saint Simon Stock et lui dit : « Celui qui meurt, revêtu de cet habit, sera épargné du feu éternel.» Ce n’est pas à négliger, disait Pie XII, il s’agit d’atteindre la vie éternelle en vertu d’une promesse de la Très Sainte Vierge.

Pie XII reconnut aussi que par l’intercession de la Sainte Vierge ceux qui portent le Saint Scapulaire au moment de leur mort et qui se purifient au Purgatoire, atteindront très vite le Ciel, au plus tard le samedi suivant leur décès.

Le scapulaire fait partie des sacramentaux de l’Église.

Saint Josémaria et le scapulaire

« Porte sur ta poitrine le saint scapulaire du Carmel. — Peu de dévotions mariales — il en est beaucoup d’excellentes — sont plus enracinées parmi les fidèles et ont reçu plus de bénédictions pontificales. — Et ce privilège du samedi est si maternel » !

Chemin, 500.

Mère ! — Appelle-la fort, très fort. — Elle t’écoute, elle te voit en danger peut-être, et elle t’offre, ta Mère la Vierge Marie, avec la grâce de son Fils le refuge de ses bras, la douceur de ses caresses ; et tu te sentiras réconforté pour de nouveaux combats.

Chemin, 516

Tu n’es pas seul. — Porte avec joie la tribulation. — Pauvre enfant, tu ne sens pas dans ta main la main de ta Mère, c’est vrai. — Mais… as-tu vu les mères d’ici-bas, bras tendus, suivre leurs petits quand ils s’aventurent tout tremblants à faire leurs premiers pas sans l’aide de quiconque ? — Tu n’es pas seul : Marie est près de toi.

Chemin, 900

Permets moi de te donner ce conseil, pour que tu t’y appliques au quotidien : quand ton cœur te fera sentir ses plus basses tendances, dis lentement cette prière à la Vierge Immaculée : ô ma Mère ! Tourne vers moi ton regard miséricordieux, ne m’abandonne pas

— Et conseille-le à d’autres.

Surco, 849

Notre Mère est un modèle de réponse à la grâce et, si nous contemplons sa vie, le Seigneur nous éclairera pour que nous sachions diviniser notre existence ordinaire. Tout au long de l’année, lorsque nous célébrons les fêtes mariales, et bien souvent chaque jour, nous pensons à la Vierge. Si nous profitons de ces instants pour imaginer comment se comporterait Notre Mère dans ces taches qui nous incombent, peu à peu nous imiterons son exemple et nous finirons par lui ressembler, comme les enfants ressemblent à leur mère.

Commençons par imiter son amour. La charité ne s’arrête pas aux sentiments; elle doit se manifester en paroles et, avant tout, en actes. La Vierge n’a pas seulement prononcé un fiat, mais elle a accompli, à tout moment, sa ferme et irrévocable décision. Nous devons agir de même: lorsque l’amour de Dieu nous pousse et que nous découvrons ce qu’Il veut, nous devons nous engager à être fidèles, loyaux, et à l’être vraiment. Car ce n’est pas en me disant « Seigneur, Seigneur », qu’on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Nous devons imiter l’élégance naturelle et surnaturelle de Marie. C’est une créature privilégiée dans l’histoire du salut: en Elle, le Verbe s’est fait chair et a demeure parmi nous . Elle fut un témoin plein de délicatesse et qui passa inaperçu; elle ne voulut pas recevoir de louanges, car elle n’ambitionnait pas la gloire pour elle-même. Marie est témoin des mystères de l’enfance de son Fils, mystères normaux si l’on peut s’exprimer ainsi: à l’heure des grandes miracles, des acclamations des foules, elle s’efface A Jérusalem, lorsque le Christ — montant un petit âne — est acclamé comme Roi, Marie n’est pas là. Mais on la retrouve près de la Croix, lorsque tout le monde fuit. Cette conduite a la saveur naturelle de la grandeur, de la profondeur et de la sainteté de son âme.

Tâchons d’imiter son obéissance à la volonté de Dieu, obéissance où se mêlent harmonieusement noblesse et soumission. Chez Marie, rien ne rappelle l’attitude de ces vierges folles qui obéissent, il est vrai, mais sans réfléchir. Notre Dame écoute avec attention ce que Dieu veut d’elle; elle médite ce qu’elle ne comprend pas; elle interroge sur ce qu’elle ne sait pas. Ensuite, elle s’applique de tout son être à accomplir la volonté divine: je suis la servante du Seigneur; qu’il m’advienne selon ta parole! Quelle merveille! Sainte Marie, notre exemple en toutes choses, nous apprend maintenant que l’obéissance à Dieu n’est pas servilité, qu’elle ne subjugue pas notre conscience. Au contraire, elle nous incite intérieurement à découvrir la liberté des fils de Dieu.

Quand le Christ passe, 173