Saint JosémariaTextes du jour

L'Ascension du Seigneur

La liturgie nous propose, une fois de plus, le dernier mystère de la vie de Jésus‑Christ parmi les hommes : son Ascension au ciel. Quand le Christ passe, 117

Il m'a toujours paru logique que la Très Sainte Humanité de Jésus‑Christ monte dans la gloire du Père, et cela m'a toujours rempli de joie, mais je pense aussi que cette tristesse, propre au jour de l'Ascension, est une marque de l'amour que nous ressentons pour Jésus Notre Seigneur. Lui qui, étant Dieu parfait, s'est fait homme, homme parfait, chair de notre chair et sang de notre sang. Et Il nous quitte pour aller au ciel. Comment ne nous manquerait‑Il pas ?
Quand le Chrtist passe, 117, 4

La fête de l'Ascension du Seigneur nous suggère aussi une autre réalité : ce Christ, qui nous pousse à entreprendre cette tache dans le monde, nous attend au ciel. En d'autres termes, cette vie terrestre, que nous aimons, n'est pas définitive ; car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle de l'avenir (He 13, 14), la cité immuable.
Quand le Christ passe, 126, 1

Pensons maintenant à ces journées qui suivirent l'Ascension, dans l'attente de la Pentecôte. Les disciples remplis de foi par le triomphe du Christ ressuscité et d'un ardent désir de l'Esprit Saint, veulent se sentir unis, et nous les trouvons cum Maria Matre Iesu, avec Marie, la Mère de Jésus (cf. Ac 1, 14). La prière des disciples accompagne celle de Marie, car c'était la prière d'une famille unie.
Quand le Christ passe, 142, 6

Jésus est monté au ciel, disions‑nous. Mais le chrétien peut Le fréquenter dans la prière et l'Eucharistie, comme le firent les douze premiers apôtres, s'enflammer de zèle apostolique pour accomplir avec Lui ce service de corédemption qui consiste à semer la paix et la joie. Servir, donc ; l'apostolat n'est rien d'autre. Si nous comptons seulement sur nos propres forces, nous n'arriverons à rien dans le domaine surnaturel ; si nous sommes instruments de Dieu, nous parviendrons à tout : je peux tout en celui qui me rend fort (Ph 4, 13). Dieu, en son infinie bonté, a voulu se servir de ces instruments maladroits. C'est ainsi que l'apôtre n'a pas d'autres fins que de laisser faire le Seigneur, de se montrer entièrement disponible, pour que Dieu réalise son œuvre de salut à travers ses créatures et à travers l'âme qu'il a choisie.
Quand le Christ passe, 120