José María Hernández de Garnica: un voyageur au service des âmes

Une biographie du serviteur de Dieu José Maria Hernandez Garnica est sortie récemment, "Roturando los caminos" (En défrichant les chemins).

Sa vie

José Maria Hernandez Garnica fit la connaissance du fondateur de l’Opus Dei durant l’automne 1934.

Arrivé à la résidence Ferraz, à Madrid, saint Josémaria le salua : « Tiens Chiqui, voilà, prends donc ce marteau et ces clous et bon courage ! plante-les là haut !

Carte d’invitation à la présentation du livre

Ce fut ce geste-là qui le toucha profondément, comme il aimait à le raconter.

« Quand j’avais 20 ans, je suis allé pour la première fois à la Résidence universitaire de l’Œuvre et j’y ai découvert un nouveau monde : donner un sens à la vocation et aux vertus chrétiennes, apprendre à fréquenter Dieu pour saisir le concept de la filiation divine. Et le tout dans une lente ascension constante sur la voie des vertus chrétiennes. Nous avons ainsi appris à parler avec Dieu, à connaître l’aimante Providence divine, la signification surnaturelle du travail qui donne un sens chrétien complet à notre vie. Et tout cela dans un climat d’amitié qui nous apprenait à être humbles, en nous méfiant de nous-mêmes, en découvrant cette joie de donner qui ouvrait devant nous un immense panorama » 

(José María Hernández Garnica, Méditations, 8, V, 1972).

La route qu’il entreprit à Ferraz le conduisit par la suite à sillonner le monde, toujours prêt à servir là où il le fallait. Il fut à l’origine des débuts apostoliques des fidèles de l’Opus Dei à Barcelone, aux Etats-Unis, au Mexique, au Guatemala, en Colombie, en Angleterre, en Allemagne, en France, en Suisse, en Belgique : un voyageur au service des âmes.

On peut faire route avec lui grâce à cette biographie, présentée sur les lieux où il a été  enseveli, à Santa Maria de Montealegre, à Barcelone. 

Fidèle collaborateur de saint Josémaria

Don José Maria Hernandez Garnica, est né à Madrid en 1913. Docteur ingénieur des Mines et docteur en Sciences Naturelles, il obtint aussi un doctorat en Théologie à l’Université du Latran, à Rome avec sa thèse en théologie morale : « La morale dans les systèmes d’intervention économique » sous la direction de Pietro Palazzina, éminent théologien. 

Il demanda l’admission dans l’Opus Dei un an avant que n’éclate la guerre civile. Très vite, il fut un bon appui pour le fondateur. Parmi les trois premiers prêtres de la Prélature, il reçut l’ordination sacerdotale en 1944 et saint Josémaria lui confia spécialement le travail apostolique de la branche féminine de l’Opus Dei en Espagne. Il s’y investit à côté de multiples tâches sacerdotales à Barcelone et ailleurs, ainsi qu’avec son ministère sacerdotal dans plusieurs pays où il su s’adapter à tous les milieux et aux mentalités diverses. 

Il est mort en 1972, en odeur de sainteté, des suites d’un cancer de la langue. Il était arrivé à Barcelone quelques mois auparavant pour y être soigné mais la maladie l’a emporté. Quelques semaines avant son décès, il eut l’occasion de voir une dernière fois saint Josémaria qui était en Espagne pour une grande catéchèse. C’est au Centre Sportif Brafa que le fondateur parla de lui à tout le monde, de sa force d’âme, de son acceptation de la volonté de Dieu.